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tigrourine - Page 2

  • 53- M6 ferme définitivement sa plateforme de blogs le 31 mars 2010

    Catégories : Bilans - Statistiques

    M6 écrit à ses bloggueurs par email pour annoncer la regrettable décision de :

    M6 Blog fermeture des blogs non officiels

    Jeudi 11 mars 2010 12h01
     
    À:
    "monbledino@yahoo.fr" <monbledino@yahoo.fr>
     

    Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici
    M6 Blog

    Cher blogueur,

    Le service M6 Blog sur lequel vous avez ouvert un compte
    fermera ses portes le 31 mars prochain.

    Néanmoins, il vous sera possible de poursuivre la mise à jour
    de votre blog ou d'en obtenir une sauvegarde complète
    après cette fermeture.

    Pour ce faire, il suffit de vous connecter à votre compte M6 Blog
    et d'aller dans l'espace d'administration.

    Les utilisateurs n'ayant pas donné suite au 31 mars ne pourront plus récupérer leur blog.

    Vous pourrez toutefois retrouver tous les blogs officiels sur les sites des émissions M6.

    A très bientôt sur M6.fr !

    L'équipe M6 Blog

    Cliquez ici pour vous désabonner ( monbledino@yahoo.fr )

     

    Et directement dans l'administration du blog

    Le 31 mars 2010, M6blog.fr ferme ses portes.

    Afin de poursuivre l'animation de votre blog, M6 vous propose une migration sur la plate-forme Hautetfort.com.

    La migration vers la plate-forme Hautetfort.com n'implique aucune action technique de votre côté.
    Pour confirmer votre souhait de migration de votre blog, veuillez cliquer ici.

    Si vous souhaitez simplement télécharger une archive de votre blog incluant toutes vos notes, commentaires, fichiers et images, veuillez cliquer ici.

    _____________________________________________________________________________________________________

    Le blog de Tigrourine risquerait de disparaitre définitivement. C'est bien dommage vu qu'il présente quotidienent un nombre important de visites, voir statistiques fournies par m6 

     

    Synthèse

    Les statistiques sont calculées tous les jours.

    Résumé

    Visiteurs uniques Visites Pages Pages par jour (Moy / Max) Visites par jour (Moy / Max)
    1 391 2 667 7 170 298 / 413 111 / 145

    Statistiques quotidiennes

    Visites: 133Pages: 278 Visites: 94Pages: 238 Visites: 92Pages: 413 Visites: 114Pages: 404 Visites: 97Pages: 381 Visites: 113Pages: 226 Visites: 124Pages: 335 Visites: 89Pages: 264 Visites: 99Pages: 394 Visites: 104Pages: 275 Visites: 79Pages: 393 Visites: 101Pages: 245 Visites: 120Pages: 227 Visites: 102Pages: 255 Visites: 107Pages: 301 Visites: 125Pages: 252 Visites: 103Pages: 312 Visites: 123Pages: 329 Visites: 136Pages: 293 Visites: 142Pages: 239 Visites: 120Pages: 188 Visites: 145Pages: 329 Visites: 106Pages: 262 Visites: 124Pages: 337 Visites: 0Pages: 0 Visites: 0Pages: 0 Visites: 0Pages: 0 Visites: 0Pages: 0 Visites: 0Pages: 0 Visites: 0Pages: 0 Visites: 0Pages: 0 Visites: 107,7Pages: 286,8
    1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Moy
    Date
    Visites
    Pourcentage
    Pages
    Pourcentage
    01.03.2010 133 4.99% 278 3.88%
    02.03.2010 94 3.52% 238 3.32%
    03.03.2010 92 3.45% 413 5.76%
    04.03.2010 114 4.27% 404 5.63%
    05.03.2010 97 3.64% 381 5.31%
    06.03.2010 113 4.24% 226 3.15%
    07.03.2010 124 4.65% 335 4.67%
    08.03.2010 89 3.34% 264 3.68%
    09.03.2010 99 3.71% 394 5.50%
    10.03.2010 104 3.90% 275 3.84%
    11.03.2010 79 2.96% 393 5.48%
    12.03.2010 101 3.79% 245 3.42%
    13.03.2010 120 4.50% 227 3.17%
    14.03.2010 102 3.82% 255 3.56%
    15.03.2010 107 4.01% 301 4.20%
    16.03.2010 125 4.69% 252 3.51%
    17.03.2010 103 3.86% 312 4.35%
    18.03.2010 123 4.61% 329 4.59%
    19.03.2010 136 5.10% 293 4.09%
    20.03.2010 142 5.32% 239 3.33%
    21.03.2010 120 4.50% 188 2.62%
    22.03.2010 145 5.44% 329 4.59%
    23.03.2010 106 3.97% 262 3.65%
    24.03.2010 124 4.65% 337 4.70%
     
     

    Veuillez patienter ...

     

  • 46 - La réouverture du blog tigrourine.tevablog.m6.fr après une fermeture d’une année par m6.fr …

    Catégories : Bilans - Statistiques
    SDC12199.JPG

    Villages groupés deTigrourine et Lakrar de la commune d'Akerrou (Tifrit) - vue d'en haut de la route El Krar -Azrou (nord-ouest sur le versant est du mont tamgout à sud-est vers montagnes d’ Yazouzene et d'Akfadou  ( photo 24 jullet 2009)

     

     

     

     Bonne fête de l’Aid el fitre de rupture du jeun du ramadhan 2009
    fixée pour dimanche et lundi 20 et 21 septembre 2009

     

    FERMETURE EN 2008 DU BLOG TIGROURINE PAR M6

     

    L’accès au blog a été fermé subitement sans préavis par m6blog le 29 août 2008 au moment de l’écriture de l’article sur Armande Saint Pierre de Saint Mamet, l’amie et lectrice Française du blog Tigrourine et aussi au moment ou on s’apprêtait à ouvrir une page à Sofiane pour transmettre à tous son savoir en informatique. Ainsi, à partir de cette date, il n’était plus possible pour l’administrateur d’accéder à la gestion du blog  pour publier de nouvelles notes ou des photos, ni d’intervenir pour modérer les commentaires reçus toujours et directement sur le blog.Dès lors ces commentaires pouvaient être irrecevables par leur contenu,sans pour autant qu’ils puissent être censurés partiellement ou totalement. Cette situation mettait l’administrateur dans l’embarras car il se trouve être le principal responsable du contenu du blog « aux yeux » de la loi régissant les blogs. Heureusement, exception faite pour certains commentaires, inacceptables en fait, les autres commentaires reçus tout le long d’une année, le temps que dura la fermeture du blog, étaient dans l’ensemble corrects.

    Origine de la fermeture du blog

    Au début on pensait qu’il s’agissait d’une fermeture partielle pour une mise à jour  de routine, mais cela dura finalement une année entière jusqu'à ce dernier message reçu le 17 septembre 2009 de m6.fr   attribuant un nouveau mot de passe, enfin valable, associé à l’ émail officiel du blog monbledino@yahoo.fr car auparavant cela ne marchait pas avec les mots de passe qui en étaient attribués à chacune des demandes de l’administration qui furent nombreuses, spécialement  depuis le début de l’année 2009.

     ET RETOUR DU BLOG EN 2009

    En fin de compte le problème fut heureusement pris en charge par Charles de Blogspirit, la société propriétaire de la plateforme de serveurs hébergeant les blogs de la chaine TV  m6.fr,  qui en  consacra beaucoup de son temps; que de messages échangés par email et que de tentatives avec m6.fr pour régler ce problème... merci beaucoup à charles qui honore sa société blogspirit qui est …

    Blogspirit est un éditeur et opérateur de blogs pour les particuliers, les professionnels et les entreprises, et dont l’esprit se vit au sein d’une équipe soudée qui a le goût d’entreprendre et s’engage pour satisfaire ses clients

    … ainsi se présentent ils et c’est comme ça qu’on vient de le vérifier à notre faveur par Charles qui avait tout fait pour nous satisfaire (tigrourine.tevablog.m6.fr) bien que le problème a finalement son origine dans le service blogs de M6.fr. Ce dernier est un partenaire de Blogspirit, l’hébergeant dans son serveur, qui malencontreusement avait apporté des modifications dans la gestion de ses blogs, unilatéralement sans avertir  les services de blogspirit d’où les conséquences sur beaucoup de blogs qui se retrouvent du jour au lendemain fermés pour leurs propriétaires

    La mise en conformité des commentaires « litigieux » reçus durant la fermeture du blog

    En renouant avec l’accès à la gestion du blog Tigrourine.tevablog.m6.fr,  la première action à entreprendre est d’aller directement apporter les changements nécessaires afin de modérer les commentaires à venir, c'est-à-dire faire en sorte qu’ils ne seront dorénavant  publiés directement sur le blog qu’après avoir été approuvés, je m'en excuse mais ceci est indispensable. La deuxième action est de faire le ménage nécessaire dans les commentaires comportant des insultes et autres position sortant de l’esprit d’éthique du blog 

    Les nouveautés sur m6blog de blogspirit

    En retrouvant le blog après une année d’absence, quelle bonne surprise que de découvrir les agréables nouveautés techniques apportées dans la plateforme blogspirit qui gère le service blogs de M6.fr.

    Parmi toutes les nouveautés qui font de blogspirit un « service blogs » de grande qualité technique, il y a enfin pour les blogs gratuits la possibilité de l’utilisation :

    -          du souligné en couleur ;

    -          de caractères d’écriture divers et  dans toutes les couleurs;

    -          Copier les fichiers sous leur forme d’origine ;

    -          etc…,

    Bloguer dans M6.fr sur blogspirit, c’est franchement devenu plus agréable et satisfaisant  

  • 43- le village d' IVAHRIZENE ...

    Catégories : 13- Villages et Personnages

    Le village d’ IVAHRIZENE est situé à une vingtaine de kilomètres à l’est d’ AZEFFOUN, le chef lieu de daira (sous préfecture), à partir duquel, il est desservi sur le littoral par la route nationale n°24, sur une douzaine de kilomètres en passant par les villages de BIZERGA et SIDI KHELIFA.

    ea3b91462241100d67fb1ccc4905af35.jpgPuis, pour la dizaine des kilomètres restants, on emprunte vers le sud la route de montagne, le CW n°159, au niveau d’ ICHAALALEN pour monter jusqu’au village d’ EL DJEMAA, en passant successivement par IGHIL MHEND, puis le magnifique village d’ OULKHOU du regretté Tahar DJAOUT, dont on ne se lassera jamais d’évoquer son nom, et ensuite IGOUJDAL, le village pittoresque perché sur un rocher. Au niveau du village d’EL JEMAA d’ IYAZOUZENE, situé à quelques huit kilomètres de la RN n°24, il y a une bifurcation qui divise la route en deux:

    - En continuant directement dans la direction sud, en montant sur une route communale, on rejoint, à un (1) kilomètre de là, le village de TAFRAOUTH, puis un kilomètre plus loin, AGOULMIME d’ Ighil IAAZOUZENE, et environ un autre kilomètre après, EL KOUDIA, situé au dessus du village d’ IBDASSENE, sur le sommet de montagne, à quelques deux kilomètres du mont Afroun, le plus haut sommet de la chaine montagneuse de la commune d’ AIT CHAFAA. La route continue, en état de piste, jusqu’au village d’ AIT ALI OU ABDALLAH dont le CW n°159 est la route principale le desservant par derrière la montagne.

    babca9ae06daa0b984c315778cfd0fb9.jpg- Au niveau d’EL DJEMAA, le CW n°159 continue par la gauche, dans la direction est, en contournant la montagne d’EL KOUDIA n’ IAAZOUZENE. D’ici, le CW n° 159 va en descendant sur deux kilomètres environ avant d’arriver à AIT CHAFAA. IVAHRIZENE est situé au nord est de AIT CHAFAA, à laquelle elle est reliée par une route communale d’environ trois kilomètres.

    Le CW n°159 relie la RN n°24, d'AZEFFOUN vers BEJAIA, à la RN n° 12 , d' AZAZGA à BEJAIA, au niveau de YKOURENE en passant aussi par les villages d'AIT AHMED, ZEKRI...


    Le nom IVAHRIZENE se rapportait jadis à THADERTH, l’ancien et pittoresque village aux maisons basses, construites en pierres, recouvertes de tuiles rouges, et regroupées harmonieusement en un ensemble compact. Ces maisons se ressemblaient toutes, seules leurs dimensions et leurs agencements dans le quartier les différencient. Elles étaient réparties uniformément selon un plan d’ensemble, tenant toujours compte des spécificités kabyles.

    La maison et le village typiques de la kabylie ancestrale rurale

    Il y a la rue principale, parfois deux, avec une autre horizontalement selon l’importance du village, qui partage, de haut en bas suivant la topographie des lieux, le village en deux, et le long de laquelle sont aménagées des placettes assez spacieuses pour le regroupement des villageois au retour des travaux des champs, à l’approche de la tombée de la nuit.

    8c5a7fb798747077f264926001e12059.jpgIl y a la grande place de la mosquée (El Djamaa), généralement, située dans un lieu offrant une vue panoramique au moins sur un demi cercle face au village, quand celui-ci est situé au flanc d’une montagne ou vallée, ou de trois cent soixante degré (360°), un cercle complet, quand il est situé sur un piton.

    Le tour de la place comporte une plateforme surélevée de quelques cinquante centimètres servant d’assise 1b59cdf1bc52c6d124e401135526afce.jpgpour s’assoire ou s’allonger. Elle est généralement réservée aux vieux du villages qui y prennent place pour se reposer et discuter entre eux, tout en profitant du magnifique panorama, en attendant l’heure de la prière.

    La grande place du village comporte souvent un arbre séculaire, généralement un caroubier ou olivier, qui lui donne un charme particulier.

    De part et d’autre de la rue principale partent des ruelles ou impasses vers lesquelles sont dirigés les portails d’entrée aux cours de maisons. Les portes des maisons kabyles anciennes ne donnaient jamais directement vers la rue. Dans ce type de conception urbanistique harmonieuse de l’habitat dans le village ancien kabyle, les familles étaient regroupées en quartier où leur intimité est strictement sauvegardée.

    91eb66e1833a0a39254b4a825ce00baa.jpgL’intérieur de toutes les maisons anciennes kabyles est identique. Elles comportent d’un côté la plus grande partie, soit les deux tiers (2/3) de la surface, légèrement surélevée d’environ quarante cinq centimètres (Aghens), qui sert d’espace d’habitat à la famille, composée du père, la mère et les enfants en bas âge.

    A son coin, elle comporte un trou de quelques vingt (20cm) de diamètres et quinze de profondeur qui  sert de kanoun, un espace feu pour la cuisson des aliments et le chauffage de la maison.

    L’autre partie est constituée du niveau inférieur, réservé aux animaux domestiques, au dessus duquel est aménagée la mezzanine (Thakhana), où dormiront les jeunes enfants.

    La grand-mère et les jeunes filles se réservent la cabane (thaachouchth), adossée à la façade de la maison, bâtie avec des branchages d’arbres enduites du mélange de paille et de bouse de vache. Les familles nombreuses et aisés possèdent plusieurs grandes maisons, et maisonnettes à la dimension de la typique cabane, mais construites en pierre.

    Thadarth n’ IVAHRIZENE, le vieux village au charme particulier, avait été délaissé, parfois même quelques unes de ces maisons ont été détruites pour en récupérer leurs pierres, afin d’aller construire le long de la route communale, entre IVOUACHE et LAWDDA, situés à plus d’un kilomètre plus loin, certes de très belles maisons en béton, malheureusement conçues sans aucun plan urbanistique; ce qui rend l’ensemble sans charme. Il y a certes de très belles nouvelles maisons construites, mais il n’y a pas de nouveau village au sens réel du mot qui est défini :

    le village est une agglomération rurale possédant suffisamment d'habitations permanentes pour avoir une vie propre et disposant harmonieusement d'équipements économiques et sociaux lui conférant une certaine autonomie.

    Dans cette nouvelle conception individualiste de l’habitat, il n’ y a pas de place aux placettes et place principale du village ; celles-ci, sont remplacés par les cafés ou commerces où les gens se retrouvent dans un tintamarre indescriptible qui laisse peu de place aux discussions profitables.

    Heureusement qu’à IVAHRIZENE, comme dans tous les villages kabyles, il y a la mosquée du village et quelques lieux mythiques, où on peut s’y rendre encore à la recherche d’un coin de repos ou de méditation dans un calme absolu. A IVAHRIZENE, on s’y retrouve ainsi avec un immense plaisir aux endroits de :

    « Thazemourth Uvahri » (l’olivier séculaire) ou « Lemqam de Jeddi Avahriz » (le sanctuaire) dont Nacer l’Avahrizi au CANADA, en répondant à son cousin Sofiane d’ALGER, en évoque un de ses beaux souvenirs:

    Azul Sofiane,

    En fait, je connais du monde à Ivahrizen parce que quand j'étais enfant puis ado, j'y passais, en famille, toute la période des vacances. IVAHRIZENE constituait un havre de paix, de sérénité, d'ambiance chaleureuse, de simplicité et des après-midi avant « thanalt » (le casse croûte) et soirées inoubliables sous « Tazemurt Uvahri », ce mythique olivier où il y avait toujours la fraîcheur même quand la chaleur atteignait son summum


    Nacer avait ressenti très tôt ce changement négatif du cadre de vie au village, et en s’éloigna avec un grand regret ; lui qui, depuis sa plus jeune enfance jusqu’à l’adolescence, venait régulièrement d’Alger avec ses parents pour y passer ses vacances scolaires. Il y trouvait un grand plaisir, il en dit :

    « En fait, je commençais à ne plus venir régulièrement à Ivahrizen avec l'âge ( à 20 ans, je préférais partir en Europe pour découvrir du monde) et aussi lorsque les habitants de Tadart ont commencé à abandonner le village pour construire avec l'aide des autorités sur le programme de l'auto-construction (et grâce à l'appui de mon oncle Said Umuhend qui était conseiller à la mairie d'Azeffoun) des maisons en béton dispersées entre Lawdda et à l'orée de Ivouache. Brusquement, l'ambiance qui caractérisait Tadart s'était envolé.
    (Explications aux lecteurs: Tadart était le grand village et Ivouach situé à environ 1 km regroupe encore aujourd'hui quelques maisons et c'est là que se situe Lemqam de Jeddi Avahriz).
    Comme le chante Bob Dylan ''Time Are Changing'', Les temps changent mais je conserve encore les odeurs d'été à Ivahrizen, tanalt, tizwal (les mures), les fêtes, les virées à Assif et au souk de Ldjemaa...
    Ar tufat
    ». Nacer du CANADA, le 06-08-2008.

  • Tigrourine2007-football et fête annuelle au village 20/09/2007


    Il y avait eu le tournoi de football, de qualité médiocre c’est vrai, cependant il avait, en fin de compte, servi de beau prétexte pour faire la fête au village avec la participation de tous.
    Et puis, ce fut suivi par la  collation, la Tombola, et la cérémonie de distribution de cadeaux aux sportifs et autres, et la fête du village tout en chants et musiques, qui mirent en scène  nos vieux et nos jeunes tous ensembles, c’était tout simplement … FANTASTIQUE !

    Lire la suite

  • L'embuscade-Guerre d'Algérie 1954-1962- au village + Témoignages 1

    (Le 22-07-2007/S-M) - L'article suivant a été "construit" sur la base du témoignage de Jam, le fils du Moudjahid concerné.

    LA VISITE NOCTURNE D'UN MOUDJAHID AU VILLAGE

    2723940708_1.jpgPar un soir glacial d’hiver, le jeune Moudjahid Amar Z., décida de quitter le maquis et rentrer secrètement en solitaire à son village de TIGROURINE pour rendre visite à sa mère qu’il n’a pas vue depuis des mois.

    Arrivé devant la porte de sa maison familiale, située au centre du village à l’égale distance, d’environ une dizaine de mètres, entre les bâtisses d’El Djemaa Oufalla et d’El Djemaa Bada, respectivement les lieux principaux de rassemblement, de repos, de détente et de prière pour les villageois, il s’immobilisa et tendit ses oreilles longuement dans toutes les directions, spécialement vers la cour de la maison, cherchant à détecter le moindre bruit suspect qui trahirait la présence de soldats Français éventuellement en embuscade comme ils le faisaient souvent durant les nuits.

    Après quelques instants d’hésitation, il prit enfin confiance, et comme convenu pour leur mot de passe, il entreprit de jeter trois petits cailloux, l’un après l’autre, sur le toit en tuile de la maison pour prévenir sa maman qui ne se doutait de rien puisqu’il ne l’avait pas averti de son arrivée comme il le faisait prudemment à chaque fois.

    Cette dernière en attendant le choc des trois cailloux sur le toit, comprit le message, sursauta et en trembla de tout son corps, mais ne perdit pas son sang froid contrairement à sa fille qui devint livide et paralysée de peur.

    Elles pensaient que, cette fois-ci, c’en était belle et bien fini pour toujours de leur fils et frère aîné chéri qui serait inévitablement abattu par les soldats Français au nombre de six qui l’attendaient en embuscade dans la cour, en face de la porte, et derrière la maison dans le petit jardin donnant vers le ruisseau, d’où il pouvait également venir en escaladant le haut mur d’enceinte.

    Elles se rappelaient instinctivement de SAID, l’autre fils et frère abattu à l’âge de dix sept ans quelques mois auparavant par l’avion assassin sur TIGROURINE et devinrent encore plus craintives et ne purent s’empêcher de lâcher quelques larmes de profonde tristesse.

    Les soldats étaient là, secrètement depuis le coucher du soleil, avertis on ne sait par qui. Au crépuscule du soir, juste après la fin du jour, commence l’heure du couvre feu où aucun habitant ne pouvait sortir en dehors de la maison sans risquer la mort s’il serait surpris par des soldats.

    Comme ça, en occupant stratégiquement et silencieusement la maison durant cette période, où tout le monde se trouve enfermé chez soi, les soldats étaient assurés du secret total de leur sinistre plan d’embuscade.

    Derrière le portail où Amar attendait impatiemment que sa maman lui ouvre l’accès, il y a un grand couloir de dix mètres de long et trois de large qui donne directement sur la grande maison qui fait face à l’entrée puis sur la gauche se trouve la cour et l’entrée de la deuxième maison qui fait « dos » à la rue sur la gauche du portail.

    maison kabyle.jpgC’est dans cette dernière que se trouvaient enfermés sa maman et sa sœur qui, en ce moment là, étaient en train de se chauffer autour d’un feu de bois allumé dans le « kanoun », un trou circulaire de quelques trente centimètres de diamètre sur quinze de profondeur que possédaient toutes les maisons kabyles dans un coin et qui sert à faire le feu pour se chauffer ou cuire les repas.

    Les soldats sur le qui vive se mirent en position en pointant leurs armes vers la porte et attendaient.

    La maman M.F originaire du village voisin de TIGUENATINE, connue en d’autres circonstances comme courageuse, ne pouvait pas laisser ainsi son fils aîné se prendre aussi facilement, elle se devait de réagir au plus vite pensa – t’elle, mais comment ? elle pouvait bien crier de toutes ses forces et lui ordonner de fuir.

    C’était une solution, malheureusement qui comportait un gros risque pour la famille, surtout pour sa fille qui se trouve avec elle, et le reste des enfants qui se trouvent endormis dans l’autre maison. Les représailles en seront inévitablement durs et impitoyables.

    Il est à noté que dans chaque maison kabyle, il y avait souvent un chat qu’on élevait pour tenir compagnie et surtout donner la chasse aux souris, contrairement aux chiens qui furent totalement interdits au village parce qu’ils signalaient par leurs aboiements l’arrivée de nuit des Moudjahiddines au village.

    Les nombreux chiens, qui étaient auparavant élevés par la population, furent tous, non sans mal, massacrés par leurs propriétaires, suite aux ordres donnés par l’ALN dès le début de la guerre.

    Ce jour de grand massacre de chiens attrista tout le monde. Les enfants en pleurèrent et ne comprenaient pas totalement cette dure décision. Même quelques uns des hommes, chasseurs de métiers, très attachés à leurs chiens et profondément attristés ne purent s’empêcher de lâcher des larmes de tristesse en se voyant obligés de les jeter dans l’oued, essentiellement à Tamda guethvirene, le plus profond des bassins d’eau, après leur avoir passés une corde au cou et attachés une grosse pierre.

    Bref,« Il faut trouver autre chose » se disait-elle dans sa tête, quand, en se retournant, elle vit leur chat qui dormait dans un coin de la maison, tout près du « canoun » où il se chauffait lui aussi.

    « C’est çà ! » s’était elle dit, qu’aussitôt, elle s’était mise immédiatement à crier après le chat, à voix modérée, tout juste ce qu’il faut, pour qu’elle soit entendu par son fils : Esssevv…Esssevv…un mot utilisé communément en ALGERIE pour faire fuir un chat…puis elle enchaîna d’autres mots en kabyle pleins de sens qui devraient logiquement alerter son fils et le faire fuir … « Tu veux rentrer dans la marmite... Esssaaavv !!!…Esssaaavv !!!…. tu vas te brûler !!! tu vas cramer dans la marmite !!!la marmite est trop chaude…Esssaaavv !!!Essaaavvv !!!

    Elle ne savait pas que son fils avait compris son message dès le premier mot, et prit prestement aussitôt le chemin du retour en empruntant le même itinéraire vers le bas du village dans la direction du pont sécurisant d’IGHZER AMOKRANE à 300m de là.

    Tout au long de son retrait précipité, il ne cessait de penser à sa maman qui l’avait sauvé d’une mort certaine et pour laquelle il s’inquiétait de son sort et de celui de ses frères et soeurs. Il était convaincu que les soldats ne lui pardonneraient pas aussi facilement de leur avoir fait échouer leur plan macabre.


    Elle utilisa ce subterfuge de parler en kabyle à son chat pour avertir son fils parce que parmi le groupe de soldats, il y avait un Harki kabyle qui l’aurait dénoncé si elle s’est adressée directement à lui .

    Une autre fois, des soldats ont approché cette vieille femme au grand sang froid pour la piéger et lui arracher des aveux sur ce même fils qu’ils cherchaient tant à capturer ou abattre.

    Ces derniers avaient lors d’un ratissage dans le maquis de Takharat environnant au village, refuge habituel des moudjahiddines, trouvé une gourde qu’ils reconnurent appartenir à Amar à cause de ses initiales qui y sont gravés. Ils l’ont montré à sa maman par l’intermédiaire d’un émissaire soldat harki parlant kabyle.

    Elle la reconnaissait bien évidemment et ne le cacha pas, mais ne crut mot qu’elle fut récupérée sur le corps de son fils comme insistait-il à la convaincre.

    Pas dupe du tout, et nullement impressionnée et courageuse qu’elle l’a toujours été, elle comprit la ruse et lui répondit tout simplement en esquissant un petit sourire sarcastique: " Vous vous êtes donné tout ce mal pour me ramener une banale gourde, mais d’habitude quand vous abattez un Moudjahid, vous l’exposez à la population que vous rassemblez dans les places du village… et elle ajoute :

    S’il s’agit vraiment de mon fils que je pensais travaillant à Alger (elle sait bien que les soldats sont bien renseignés sur les maquisards du village mais elle feint de l'ignorer), c’est une nouvelle que vous me ramenez là, je vous dis quand même: Allah errahmou et l’accueille en son paradis, in-chAllah …et pour l’impressionner d’avantage, elle conclue sa réponse par un strident « you..you… » qui est la manière des musulmans de rendre hommage aux martyrs.

    Le soldat surprit, se décampa au plus vite pour céder place aux autres habitants qui, en entendant ces youyous pleins de sens, accouraient pour exprimer leur compassion à la famille pensant qu’Amar était tombé en Chahid.

    Finalement le destin a voulu que "Da Amar" le Moudjahid en question survécut à la guerre et est encore vivant aujourd'hui avec toutes ses facultés mentales et physiques encore intactes. 

     Mhand S., le 20/07/2007

  • 1-Assif n'Ait Flik ou l'Oued Youssef de Sidi Khelifa

    Catégories : Loisirs, TIGROURINE-Village

     

     

     

     

    1272647_1424628387759205_1522189806_o.jpg n’Ait Flik ou l'oued Youssef de Sidi Khelifa est situé parallèlement en contrebas du village de Tigrourine de la commune d'Akerrou de la daira d'Azeffoun (wilaya de Tizi Ouzou - Algérie) à environ deux (02) kms à son point le plus proche.

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    En route pour camping à Assif en Aout-1974 - De cité Bisch (Alger) à Tigrourine                    (Photo = Halte à Azazga (Garage n(kawatou-Thiqanterth n"souk)   

    Ci-après carte photoplan détaillée de la region rajoutee en 2020 

    ASSIF.png

    C'est la ligne de rencontre au niveau le plus bas, soit le bassin versant des montagnes d’Iazouzene qui s'étendent à l’Est, parallèlement et horizontalement au village de Tigrourine, situé à l’Est du mont tamgout, de la plage de Sidi Khelifa jusqu’à Yakourene et la wilaya de Bejaia et d'Azeffoun.

    L'oued prend sa source dans la wilaya de Bejaia en dessous des montagnes entourant la région d'Assif el Hammam pour se jeter à la mer, après un long parcours en méandres d'environ une trentaine de kilomètres, à l'embouchure de Sidi Khelifa dans la commune d'Azzefoun.

    Tout au long de son cheminement il est alimenté par de nombreuses rivières coulant des montagnes environnantes qui elles mêmes sont alimentées par d'innombrables ruisseaux qui coulent sur les flancs de montagnes.

    De Zekri et Assif el Hammam sur la gauche et Yakourene à droite, jusqu’à la plage de Sidi Khelifa, de nombreux villages, situés sur les flancs de montagnes de part et d'autre des deux rives, sont traversés par cet oued au très grand débit en hivers et qui ne tarit jamais en été. Ce sont par ordre décroissant d'amont en aval, Assif el Hammam, Zekri, Ait Aissi, Tifrit Nait El Hadj, Ait-Ali, Tiguenatine,Tigrourine, El krar, Ivdhassen, Iazouzene, Thafraout, Igoudjdal, Oulkou, Sidi-Yahia....

    En hivers lors des journées fortement pluvieuses, l'oued en crue devient pratiquement infranchissable. Au niveau des Ait Flik, en dessous des villages de Tigrourine, Tiguenatine et El-Krar qui en réalité ne font qu'un tellement ils sont collés les uns aux autres.

    L’eau de l’oued arrive avec une force maximale telle que son grondement est entendu des villages mêmes pourtant situés à moins de trois kilomètres. Le bruit provoqué par le roulement des pierres et roches entrainés par les flots impressionnent sinistrement.

    En tentant de s'approcher au plus près du bord, un frisson vous traverse tout le corps, mêmes les animaux sont apeurés et n'osent pas trop s'approcher. Les chèvres pourtant réputées comme téméraires, acrobates et escaladeuses de rochers refusent de suivre leurs maitres bergers tout près de la rive de l'oued en furie.

    Ainsi suivant le relief et la topographie des régions traversées, l'oued forme des bassins ou tamdas qui emmagasine des quantités d'eau plus au moins importantes en rapport à la profondeur des bassins.

    Ces derniers changent de physionomie au gré des saisons. Selon l'importance de la pluvionométrie durant l’hiver, les bassins sont plus au moins remplis d'eau en été. Chaque village concerné a son ou ses propres bassins qui portent tous des noms par lesquels on les identifie.

    Dans le territoire des villages des Ait Flik sur un trajet d'environ cinq kilomètres, le lit de l'oued est situé dans une zone étroite (une cinquantaine de mètres d'une rive à l'autre) très crevassée et rocheuses d'ou l'importance des bassins qui y sont formés ça et là.

    En descendant en aval, le village de Tiguenatine a son propre bassin, en dessous duquel a un kilomètre environ, on découvre avec fascination le bassin le

    plus important de tout l'oued.

    Il s'agit de la réputée Tamda Guethviren que la nature a façonné dans le territoire de Tigrourine a la manière d'une vraie piscine. C'est un bassin d'eau qui fait en moyenne vingt mètres de long sur une dizaine et dont le point le plus profond se situe a trois mètres et plus.

    Il est entouré par d'énormes rochers qui lui assurent une protection contre l'envasement et dont profitent les jeunes téméraires pour s'adonner a leur sport favori qu'est le plongeon. On y plonge d'une hauteur de cinq mètres, pieds en avant, sans arriver à toucher le fond.

    Même après des hivers peu pluvieux, la tamda guethviren emmagasine toujours une très grande quantité d'eau qui fait que sa physionomie ne change pas, au contraire des autres tamdas qui s'assèche

    De toutes les époques, en remontant a celle de nos grands parents, les jeunes de Tigrourine et El Krar en particulier et de Tigounatine en général, ont tous profité des bienfaits de la baignade dans cette piscine naturelle. Certains ont leur propre bassin assez important mais ne résistent pas a l'envie de venir a tamda guedhvirene pour contempler le fascinant paysage autour du bassin, se baigner, plonger et repartir avec les salutations des présents.

    Tamda t’hamamt (bassin de bain) 

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    En aval de cette tamda "Guethvirene", à environ deux kilomètres, c'est tamda "tahamamt" dont le bassin pas très profond convient bien aux jeunes dont les parents peuvent rester à l'écart à l'ombre sous les arbres et arbrisseaux à quelques pas de la source d'eau potable "el insar", fraiche et désaltérante, et les surveiller en toute tranquillité.

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    La plus part de nos anciens y ayant appris à nager. Elle se trouve aussi sur le chemin reliant notre village à celui de Ivdhassen qui se trouve en altitude sur le flanc de la montagne faisant face à Ait Flik. Les jeunes d'Ivdhassen, surtout les bergers d'autrefois, se risquaient à y venir profiter de la baignade et nous faire profiter parfois du son de leur flûte, ils en jouent très bien au point d'en faire leur spécialité reconnue de tous.

    Malheureusement le soir au retour, ils en soufrent pour escalader le sentier très escarpé qui les conduit à leur village...si comme si on montait sur des marches de quelques quatre kilomètres. Ici se termine la zone ravinée de l'oued et, au-delà en contrebas, commence le cheminement sur une vaste plaine pratiquement au même niveau de la mer jusqu'à l'embouchure de Sidi Khelifa à Azeffoun.

     

    A un kilomètre de Tahamamt, soit et à 08 kilomètres de l’embouchure de Sidi Khelifa se trouve la tamda N'chakhchoukh très prisée par les amateurs de pêche à la ligne parce que de tout temps étant la plus poissonneuse. Apparemment l’écosystème formé par tamda et la végétation tout autour favorise la prolifération des poissons qui trouvent de quoi se nourrir tout le long de l’année.

     Autant à tamda guethviren on se sentait complètement isolé du monde, autant ici on est à découvert. La tamda est visible des kilomètres à la ronde.

    De là à la mer, de part et d'autre de l'oued, se trouvent de larges étendues de terrain dont quelques parcelles sont exploitées depuis de longues années par quelques fellahs qui y cultivaient surtout de la pastèque et actuellement d'autres cultures puisque l'eau est disponible dans l'oued et est de bonne qualité. C'est une initiative encourageante et pratiquement renouvelée depuis de longues années. Elle mérite que les autorités locales y apportent leur contribution pour un développement plus conséquent par le lancement d'un projet de barrage en amont dans la zone de Tahamamt entre Ivdhassen et Ait Flik soit plus exactement (mesure par satellite) à huit kilomètres du bord de mer à Sidi Khelifa. les autorités peuvent développer des projets de tourisme climatique et balnéaire dans la région qui présente un attrait touristique certain.

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    Camping à assif (Oued Sidi Khelifa)

    déjà en 1974, à l'époque où Ait Flik était démunie de tout, des jeunes Algérois (Hamid et Salim de la cité Bisch - Soustara Alger) ont été invités pour camper durant une semaine à Thamda Guedhvirene et sont repartis très satisfaits d'avoir eu la chance de découvrir ce lieu merveilleux.

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    Et en 1979 des jeunes d'AZAZGA (Mouloud, Hocine...) ont été invités à leur tour pour une semaine de vacance dans ces mêmes lieux. Mouloud fut, ainsi, le premier à inaugurer les "bains" de minuit dans la tamda guedhvirene.

    En pleine nuit, il plongeait des rochers et se baignait en chantant et criant à tue tête...et incita tous les autres à le suivre, et ce fût à qui plongera de plus haut, à qui criera le plus fort, c'est vrai qu'en ces temps là la sécurité était présente partout et en tous lieux de l 'Algérie

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    La Chasse (Sur la photo de chasse en 1966 dans le territoire des Ait Flik )

    Suite aux événements douloureux vécus par l'Algérie tout entière durant des années, la chasse a été suspendue de fait. Cependant, on se lassera jamais de parler de lLa chasse telle qu'on la vivait dans notre village. La chasse était une grande passion pour beaucoup au point que certains de nos compatriotes résidents hors du village et passionnés profondément, faisaient toujours coïncider leurs congés annuels avec la période de chasse.

    Ils ont la possibilité de leur faire ailleurs surtout en Europe avec du gibier abondant mais, amour du bled oblige, ils viennent ici pour s'adonner à leur passion à la manière de leurs grands parents. Cela leur permettra ainsi de chasser en sillonnant les sentiers, les champs et les forêts dont les images ineffaçables resteront gravées à jamais.

    Nos "anciens" pratiquaient la chasse comme moyen d'avoir du gibier a consommer. Aujourd'hui il en est autrement, chasser est avant tout un sport qui vous donne l'occasion de marcher inlassablement dans les clairières et les forêts et respirer de l'air pur tout en "fixant" à vie les images que la nature vous offre gracieusement et que ne trouverez nulle part ailleurs. Nos "anciens" pratiquaient la chasse aux gibiers et la chasse aux sangliers qui sont considérés comme prédateurs des récoltes.

    La chasse aux gibiers se pratique en solitaire ou en groupe et la chasse aux sangliers se pratique soit collectivement à la battue de jour ou à l'affût pendant la nuit. Chacune de ces types de chasse a ses propres charmes mais celle à la battue est particulière et fait participer les civils dont le rôle servira à rabattre les sangliers vers les clairières ou sentiers où se tiennent embusqués les chasseurs prêts à tirer.

    Un chef de battue est désigné d'avance pour s'occuper du placement des chasseurs et diriger les rabatteurs. Au signal de départ, ces derniers, placés en cercle autour des bosquets, lâchent les chiens et avancent en criant, en claquant des mains et tapant sur les bosquets avec des morceaux de bois.

    Les chiens, par leurs aboiements caractéristiques et reconnaissables par tous, signalent la présence de sangliers et c'est la mobilisation générale, tout le monde se tient sur ses gardes et les chasseurs prêts à intervenir....

    on entends, un tir...deux tirs...ou parfois plus... puis c'est le silence suivi juste à près d'aboiement caractéristique des chiens par lesquels on devine si un sanglier a été abattu, blessé ou en fuite. Quoi qu'il en soit, chacun reste à sa place jusqu'au signal du chef de battue...et puis c'est la course à qui arrivera le premier pour faire la découverte. Aussi bien pour les chasseurs et les civils participants aux battues, il n'y avait jamais eu d'accidents de personnes tellement les consignes et l'organisation sont strictes. Cependant des chiens sont souvent blessés accidentellement parce que certains se collaient trop aux cibles. Mis à part les regrets, personne n'a rien à redire, ce genre d'accident est pris comme risque du métier.

    Le retour au village est une vrai fête. Tout le long du chemin on ne se lasse de se remémorer et de raconter l'aventure, chacun à sa manière, en essayant d'en rajouter quelque chose de plus que les autres. Le soir au village, on se retrouve dans l'une des nombreuses places du village et la discussion reprend de plus belle pour ne s'arrêter que tard dans la nuit.

    La chasse à l'affût se pratiquait pendant la nuit au clair de lune en solitaire ou en groupe restreint. Avant le crépuscule on prenait position dans des figueraies dans un coin retiré et aménagé avec des broussailles. Les sangliers apprécient particulièrement les figues mûres. On essaie d'éviter au maximum de faire le moindre bruit car les sangliers sont très réceptifs et avancent prudemment en essayant de détecter tout bruit ou odeur suspect qui les font fuir.

    Fontaines publiques et Sources d'eau

    Parmi les nombreuses fontaines et sources existantes dans le territoire des Ait flik celle d'Ighzer Ikhechkhachene est l'une des plus célèbres pour l'excellente qualité de son eau, son grand débit même en été et sa situation stratégique au bord de la route communale menant de Tifrit vers Tiguounatine à quelques deux kilomètres de ce dernier village.

    Elle a été aménagée en 1986 par l'APC d'Akerrou, nouvellement créée, suite au dernier découpage administratif décidé par le gouvernement de l'époque.

    L'équipe du Maire d'alors, en l'occurrence feu M. Seddoud Omar, avait parmi ses priorités, en plus de l' éléctrification de tous les villages et le goudronnage de la route communale, l'ouverture de pistes et l' aménagement au bord des routes de fontaines publiques là où l'eau est disponible.

    Vu l'importance vitale de l'eau, cette dernière décision est des plus réfléchie.

    Vingt années après, cette fontaine ne désemplit plus de gens qui viennent avec de grandes quantités de bidon, jerricans...de très loin à savoir, d'Azazga, de Yakourene, de Fréha...pour s'approvisionner en eau pour usage domestique ou pour des restaurants. L'eau manque certainement chez eux mais ce n'est pas tout. En fait beaucoup sont attirés pour la seule qualité de cette eau qu'ils connaissent et apprécient bien.

    C'est une vraie eau minérale qui ruisselle à partir de la nappe phréatique du mont Tamgout qui se trouve en amont à 1200 mètres d'altitude. Une légende est en train de se "bâtir" autour de cette eau à qui certains vont jusqu'à prêter une vertu curative. La rumeur dit : " on dit qu'un certain médecin a dit à quelqu'un que cette eau fait disparaitre les cailloux de la vésicule (le calcul biliaire). C'est pratiquement faux et impossible mais cette légende naissante prouve une chose, que cette eau de très bonne qualité ne laisse pas indifférent.

    Elle est minérale, saine, limpide, ruisselante, sans arrière gout, désaltérante et très agréable à boire...et provient d'un vaste site montagneux fortement boisé et inhabité. Pour les gens avertis, elle est préférée aux nombreuses eaux minérales commercialisées sur le territoire national.

    Les passagers en voiture à la quasi majorité font obligatoirement halte pour étancher sur place leur soif et en remplir au minimum leur bouteille ou gé ricane de bord.

    A environ 700 m en dessous du mont Tamgout et à 200 m environ au dessus de la fontaine d'Ighzer Ikhechkhachene, sur la route Tifrit vers Alma Guechtoum, se trouve Amanchar Averkhane avec sa fontaine des singes ou fontaine aux sept robinets (en fait des morceaux de tube) qui jadis n'avait pas son pareille nulle part ailleurs en Algérie.

     

    De ces sept robinets coulaient à grand débit tout le long de l'année, une eau fraiche, saine, limpide....et faisait de cet endroit un lieu très recherché, en particulier en été.