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13- Villages et Personnages

  • KHELIL Samir, l'artiste peintre autodidacte et musicien bendjiste et chanteur de Tifrit Nait El Hadj (commune Akerrou-ALGERIE) qui mérite une prise en charge

    Catégories : 13- Villages et Personnages

    un artiste talentueux et ambitieux              

    samir.JPGJeune mais talentueux, enthousiaste et très créatif, animé par une grande passion pour l'art, Samir Khelil est un peintre autodidacte qui s'immisce dans ce monde de l'art où il n’est pas aisé de s’imposer.


    Il lui suffit juste de concevoir une image dans son esprit pour qu’une œuvre soit réalisée, en quelques minutes, à l’aide simplement d’un pinceau ou d’un crayon de dessin.



    La carrière de cet artiste, né en 1978 à  tizi ouzou, a pris naissance en 2006 et c’est en 2008 que son rêve a commencé à prendre forme par l’exposition de ses œuvres et en participant à différentes activités culturelles, lesquelles lui ont permis de se faire connaître et de recevoir des prix, des diplômes et des attestations.

    En effet, il a été honoré à maintes reprises pour ses différentes œuvres artistiques, qu’elles aient été réalisées sur papier ou sur toile.

    img092.jpgA titre d’exemple, on peut citer l’attestation qui lui a été attribuée à la Maison de la culture Mouloud Mammeri pour sa participation au troisième «Salon des Arts Culinaires Traditionnels», organisé l’année écoulée.

    De même qu’en 2008, l’APW et l’APC d’azazga ainsi que le comité des fêtes de cette ville l’ont honoré et remercié pour ses œuvres.

    Samir Khelil a choisi la peinture comme moyen d'expression par lequel il a voulu promouvoir la culture berbère, fasciné qu’il est par la richesse de celle-ci. C’est aussi, pour lui, un moyen d’étaler sa perception du monde et interpréter sa vision de la vie et de la réalité. Ce domaine, selon ses dires, lui a permis de transporter les gens, à travers ses couleurs, pour les faire voyager dans le temps et même dans l’espace.

    Le moins que l’on DSC_4263.jpgpuisse dire de ce peintre est qu’il est tellement ambitieux et motivé qu’il se dépense corps et âme pour la confection de ses toiles.

    Il souhaite vivement accomplir son devoir d’artiste, celui de contribuer à la promotion et à l’épanouissement de la culture berbère en participant à des festivités culturelles internationales.

    nom: KHELIL                                                

    Prénom: Samir     s.jpg                                                                                                                             
    Adresse: Tifrit Nait El Hadj (commune Akerrou)
    Tizi ouzou ALGERIE

    Passeport N°
    Tel: 00213.799.24.36.43

    Facebook : samir khelil
    E-mail: khelilsamir@yahoo.fr
    Site:
    http://www.artmajeur.com/samirosam.art@live.fr

     L’ambition première de Samir KHELIL, l’artiste autodidacte de Tifrit Nait El Hadj (commune AKERROU-daira d’Azefoun-wilaya de Tizi Ouzou-ALGERIE)

     DSC_4398.JPGAtteindre une certaine dimension culturelle au niveau international et pouvoir entamer du moins une pratique d'intérêt culturel.


    Renseignement le concernant:


    - Nom: KHELIL,
    - Prénom: SAMIR,
    - Né le: 11/06/1978 à Tizi-Ouzou (Algérie)
    - Expérience: Plusieurs expositions, manifestations, festivals culturelles
    - Membre à: l'ONDA (l'Office National des Droits d'Auteurs et Droits Voisins)

    - Membre en qualité auteur d’œuvres artistiques depuis 06/02/2007 matricule :   N° 85403 , à l'UNAC union Nationaledes Arts Culturels carte de artiste peintre  plasticien matricule 47/2010)et carte d’artiste audio visuel (58/2009)

    Et ainsi qu'à l'Association Culturelle pour la Sauvegarde du Patrimoine et de l'Authenticité de la wilaya de Tizi-Ouzou.
    - Membre a la chambre de l’artisanat et des métiers :

    dessinateur décorateur, carte d’artisan numérus N°… code…..

      

  • 45- SAINT-MAMET, le village d'Armande SAINT-PIERRE

    Catégories : 13- Villages et Personnages

    Le 29 septembre 2008

    Said avait dit à l’attention d’Armande :

    Je voulais vous signaler que Mr SEDOUD l’administrateur du blog TIGROURINE vous demande si vous seriez d'accord de nous raconter votre vie de jeunesse au village de SAINT- MAMET BOURG LES GRANGES afin de vous faire un article tout comme le mien au titre de: SAID « aroumi »d 'IVARHIZENE. cela je pense s'appellerait ? ARMANDE SAINT PIERRE DE SAINT MAMET.

    MR SEDOUD L' administrateur du blog TIGROURINE attend votre réponse ; car vos nouvelles histoires sur le blog ont été lues par les enfants de TIGROURINE ainsi que les grands : ils en raffolent.
    Said « aroumi », le 28-09-2008
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    En réalité je voulais mettre en ligne son village dans un article, suffisamment illustré, à développer sous le titre de : SAINT-MAMET, le Village d’ Armande SAINT-PIERRE. Il serait intéressant aussi de parler de son vécu personnel, dont on en a eu déjà quelques épisodes intéressants, et du déroulement de sa « vie » dans son village qui présente beaucoup de similitude avec le chef lieu de notre commune d’AKERROU (siège à Tifrit Nath El Hadj), à savoir sa géographie (altitude, relief…), sa population…

    Je voudrai en quelque sorte JUMELER nos villages respectifs en comparant leur mode de vie, leurs infrastructures, les activités culturelles, sportives de leur jeunesse… et décrire les potentialités de développement existantes : tous les deux villages, de Saint-Mamet et d’ AKerrou (commune) ont apparemment une vocation touristique.

    http://www.cere-rance.fr/commune-saint-mamet-suite.html

    Tout cela afin de concrétiser des échanges divers dont on en bénéficierait en premier lieu nos compatriotes des villages de kabylie, car SAINT MAMET est, après tout, un village appartenant à un pays développé, donc étant en avance sur nos villages dans  beaucoup de domaines.

    Cordialement
    L’administrateur du blog Tigrourine

  • 43- le village d' IVAHRIZENE ...

    Catégories : 13- Villages et Personnages

    Le village d’ IVAHRIZENE est situé à une vingtaine de kilomètres à l’est d’ AZEFFOUN, le chef lieu de daira (sous préfecture), à partir duquel, il est desservi sur le littoral par la route nationale n°24, sur une douzaine de kilomètres en passant par les villages de BIZERGA et SIDI KHELIFA.

    ea3b91462241100d67fb1ccc4905af35.jpgPuis, pour la dizaine des kilomètres restants, on emprunte vers le sud la route de montagne, le CW n°159, au niveau d’ ICHAALALEN pour monter jusqu’au village d’ EL DJEMAA, en passant successivement par IGHIL MHEND, puis le magnifique village d’ OULKHOU du regretté Tahar DJAOUT, dont on ne se lassera jamais d’évoquer son nom, et ensuite IGOUJDAL, le village pittoresque perché sur un rocher. Au niveau du village d’EL JEMAA d’ IYAZOUZENE, situé à quelques huit kilomètres de la RN n°24, il y a une bifurcation qui divise la route en deux:

    - En continuant directement dans la direction sud, en montant sur une route communale, on rejoint, à un (1) kilomètre de là, le village de TAFRAOUTH, puis un kilomètre plus loin, AGOULMIME d’ Ighil IAAZOUZENE, et environ un autre kilomètre après, EL KOUDIA, situé au dessus du village d’ IBDASSENE, sur le sommet de montagne, à quelques deux kilomètres du mont Afroun, le plus haut sommet de la chaine montagneuse de la commune d’ AIT CHAFAA. La route continue, en état de piste, jusqu’au village d’ AIT ALI OU ABDALLAH dont le CW n°159 est la route principale le desservant par derrière la montagne.

    babca9ae06daa0b984c315778cfd0fb9.jpg- Au niveau d’EL DJEMAA, le CW n°159 continue par la gauche, dans la direction est, en contournant la montagne d’EL KOUDIA n’ IAAZOUZENE. D’ici, le CW n° 159 va en descendant sur deux kilomètres environ avant d’arriver à AIT CHAFAA. IVAHRIZENE est situé au nord est de AIT CHAFAA, à laquelle elle est reliée par une route communale d’environ trois kilomètres.

    Le CW n°159 relie la RN n°24, d'AZEFFOUN vers BEJAIA, à la RN n° 12 , d' AZAZGA à BEJAIA, au niveau de YKOURENE en passant aussi par les villages d'AIT AHMED, ZEKRI...


    Le nom IVAHRIZENE se rapportait jadis à THADERTH, l’ancien et pittoresque village aux maisons basses, construites en pierres, recouvertes de tuiles rouges, et regroupées harmonieusement en un ensemble compact. Ces maisons se ressemblaient toutes, seules leurs dimensions et leurs agencements dans le quartier les différencient. Elles étaient réparties uniformément selon un plan d’ensemble, tenant toujours compte des spécificités kabyles.

    La maison et le village typiques de la kabylie ancestrale rurale

    Il y a la rue principale, parfois deux, avec une autre horizontalement selon l’importance du village, qui partage, de haut en bas suivant la topographie des lieux, le village en deux, et le long de laquelle sont aménagées des placettes assez spacieuses pour le regroupement des villageois au retour des travaux des champs, à l’approche de la tombée de la nuit.

    8c5a7fb798747077f264926001e12059.jpgIl y a la grande place de la mosquée (El Djamaa), généralement, située dans un lieu offrant une vue panoramique au moins sur un demi cercle face au village, quand celui-ci est situé au flanc d’une montagne ou vallée, ou de trois cent soixante degré (360°), un cercle complet, quand il est situé sur un piton.

    Le tour de la place comporte une plateforme surélevée de quelques cinquante centimètres servant d’assise 1b59cdf1bc52c6d124e401135526afce.jpgpour s’assoire ou s’allonger. Elle est généralement réservée aux vieux du villages qui y prennent place pour se reposer et discuter entre eux, tout en profitant du magnifique panorama, en attendant l’heure de la prière.

    La grande place du village comporte souvent un arbre séculaire, généralement un caroubier ou olivier, qui lui donne un charme particulier.

    De part et d’autre de la rue principale partent des ruelles ou impasses vers lesquelles sont dirigés les portails d’entrée aux cours de maisons. Les portes des maisons kabyles anciennes ne donnaient jamais directement vers la rue. Dans ce type de conception urbanistique harmonieuse de l’habitat dans le village ancien kabyle, les familles étaient regroupées en quartier où leur intimité est strictement sauvegardée.

    91eb66e1833a0a39254b4a825ce00baa.jpgL’intérieur de toutes les maisons anciennes kabyles est identique. Elles comportent d’un côté la plus grande partie, soit les deux tiers (2/3) de la surface, légèrement surélevée d’environ quarante cinq centimètres (Aghens), qui sert d’espace d’habitat à la famille, composée du père, la mère et les enfants en bas âge.

    A son coin, elle comporte un trou de quelques vingt (20cm) de diamètres et quinze de profondeur qui  sert de kanoun, un espace feu pour la cuisson des aliments et le chauffage de la maison.

    L’autre partie est constituée du niveau inférieur, réservé aux animaux domestiques, au dessus duquel est aménagée la mezzanine (Thakhana), où dormiront les jeunes enfants.

    La grand-mère et les jeunes filles se réservent la cabane (thaachouchth), adossée à la façade de la maison, bâtie avec des branchages d’arbres enduites du mélange de paille et de bouse de vache. Les familles nombreuses et aisés possèdent plusieurs grandes maisons, et maisonnettes à la dimension de la typique cabane, mais construites en pierre.

    Thadarth n’ IVAHRIZENE, le vieux village au charme particulier, avait été délaissé, parfois même quelques unes de ces maisons ont été détruites pour en récupérer leurs pierres, afin d’aller construire le long de la route communale, entre IVOUACHE et LAWDDA, situés à plus d’un kilomètre plus loin, certes de très belles maisons en béton, malheureusement conçues sans aucun plan urbanistique; ce qui rend l’ensemble sans charme. Il y a certes de très belles nouvelles maisons construites, mais il n’y a pas de nouveau village au sens réel du mot qui est défini :

    le village est une agglomération rurale possédant suffisamment d'habitations permanentes pour avoir une vie propre et disposant harmonieusement d'équipements économiques et sociaux lui conférant une certaine autonomie.

    Dans cette nouvelle conception individualiste de l’habitat, il n’ y a pas de place aux placettes et place principale du village ; celles-ci, sont remplacés par les cafés ou commerces où les gens se retrouvent dans un tintamarre indescriptible qui laisse peu de place aux discussions profitables.

    Heureusement qu’à IVAHRIZENE, comme dans tous les villages kabyles, il y a la mosquée du village et quelques lieux mythiques, où on peut s’y rendre encore à la recherche d’un coin de repos ou de méditation dans un calme absolu. A IVAHRIZENE, on s’y retrouve ainsi avec un immense plaisir aux endroits de :

    « Thazemourth Uvahri » (l’olivier séculaire) ou « Lemqam de Jeddi Avahriz » (le sanctuaire) dont Nacer l’Avahrizi au CANADA, en répondant à son cousin Sofiane d’ALGER, en évoque un de ses beaux souvenirs:

    Azul Sofiane,

    En fait, je connais du monde à Ivahrizen parce que quand j'étais enfant puis ado, j'y passais, en famille, toute la période des vacances. IVAHRIZENE constituait un havre de paix, de sérénité, d'ambiance chaleureuse, de simplicité et des après-midi avant « thanalt » (le casse croûte) et soirées inoubliables sous « Tazemurt Uvahri », ce mythique olivier où il y avait toujours la fraîcheur même quand la chaleur atteignait son summum


    Nacer avait ressenti très tôt ce changement négatif du cadre de vie au village, et en s’éloigna avec un grand regret ; lui qui, depuis sa plus jeune enfance jusqu’à l’adolescence, venait régulièrement d’Alger avec ses parents pour y passer ses vacances scolaires. Il y trouvait un grand plaisir, il en dit :

    « En fait, je commençais à ne plus venir régulièrement à Ivahrizen avec l'âge ( à 20 ans, je préférais partir en Europe pour découvrir du monde) et aussi lorsque les habitants de Tadart ont commencé à abandonner le village pour construire avec l'aide des autorités sur le programme de l'auto-construction (et grâce à l'appui de mon oncle Said Umuhend qui était conseiller à la mairie d'Azeffoun) des maisons en béton dispersées entre Lawdda et à l'orée de Ivouache. Brusquement, l'ambiance qui caractérisait Tadart s'était envolé.
    (Explications aux lecteurs: Tadart était le grand village et Ivouach situé à environ 1 km regroupe encore aujourd'hui quelques maisons et c'est là que se situe Lemqam de Jeddi Avahriz).
    Comme le chante Bob Dylan ''Time Are Changing'', Les temps changent mais je conserve encore les odeurs d'été à Ivahrizen, tanalt, tizwal (les mures), les fêtes, les virées à Assif et au souk de Ldjemaa...
    Ar tufat
    ». Nacer du CANADA, le 06-08-2008.

  • 41- Said « aroumi » d’ IVAHRIZENE de la commune d'AIT CHAFAA a AZEFFOUN

    Texte rajoute le 18 juillet 2007 et le 19 juillet 2007 et 31 juillet 2008 et 01 août 2008 de PARIS à IVAHRIZENE ou l’ incroyable amour d’un Franco Algérien à sa terre kabyle ancestrale 

    Voyons sa belle histoire racontee dans ce recit qui comporte deux parties consacrees a:

    1- Portrait d’un Franco-Algerien-Kabyle envouté par la kabylie;
    2- et parapente à AKERROU(?) et à BOUZEGUENE.

    said yousfi,tigrine,ibahrizene,ait chafaa,azeffoun,akerrou,bouzeguenePORTRAIT

    Said est un kabyle, issu d’un couple mixte, de père Algérien et de mère Française.

    Il découvrit pour sa premiere fois , en 1967 à l'âge de 12 ans, il y a de cela 41 ans, le village d’ IVAHRIZENE de la commune d’ AIT CHAFAA de la daira d’ AZEFFOUN dans la wilaya de TIZI OUZOU en ALGERIE.

    IBAHRIZENE était le village natal de son père, auquel il s’intégra totalement en lui restant solidement attaché jusqu'à nos jours.

    Lire la suite

  • 9 - Mhand "Ouvedar"

    l' Adieu à Mhand El Hadj Ouvedar d'Ait Flik et d'Azazga ...

    Et la triste et douleureuse nouvelle est arrivée, tel un couperet, le matin du jeudi 17 août 2006... On venait de perdre l’un des hommes symboles de tout Ait Flik son lieu d’origine, plus précisément à Tigrourine, et également de tout Azazga son village d’adoption à partir de l’année 1959.

    Il s’agissait de SEDOUD Mhamed, notoirement connu sous les pseudos de M’hand El Hadj Ouvedar pour les gens d’Ait flik surtout, et également identifié par M’hand « Adaabidh » par ceux d’Azazga. " Adaabidh" parce que c'est un mot qu'il prononce tout le temps.

    Mhand a été retrouvé, sans vie, dans son lit au domicile de son frère feu Omar sur le chemin de Thala Oukouchah, prêt du pont du souk, face à la cité de Thadart, à Azazga. M’hand Ouvedar ou Adaabidh était un « avoudali » comme l’a si bien décrit le très respecté cheikh Amar de Tiguenatine, lors de son oraison funèbre du vendredi 16 aout 206 au cimetière d’Ighil Ihouna à quelques dizaines de mètres(sur la photo prise à El krar (Ait Flik) en 1983, Mhand avec une chechia blanche en compagnie des jeunes tous souriants..) en dessous de la place de Tazemourte de Tigrourine son village natal.

    A sa veillée funèbre au domicile familiale de Thalaoukouchah tout Azazga a défilé pour un dernier regard.

    Il y avait une foule nombreuse parmi laquelle on y remarquait des dignitaires religieux, des notables, des médecins, des personnalités civiles et militaires ... et ses amis de chez Smail le menuisier d'Azazga que sont les avoudalis, les démunis... très apparemment affectés.

    Le lendemain, sa dépouille a été déplacée d'Azazga à son village natal accompagnée d'une foule encore plus nombreuse. Au village de Tigrourine, on n' avait rarement vu un aussi grand nombre de citoyens ni autant de personnalités lors d'un enterrement.
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    Recueillement sur la tombe de Mhand Ouvedar .

    Mhand ouvedar et son frère El hadj Rabah ne sillonneront plus jamais ensemble les rues, on ne verra plus leurs silhouettes si familières et oh, combien « décoratives » dans les rues de la ville d’Azazga qui les avaient adoptés depuis les années 1950.

    Mhand repose pour toujours dans le cimetière de son village natal de Tigrourine à quelques 25 kms de là. A ses amis, en particulier à Smail qui cherche à se recueillir sur sa tombe, on leur dira que des liaisons par fourgons, taxis, bus, font quotidiennement la navette entre le village de Tigrourine à Ait Flik dans la commune d'Akerrou ( Tifrit) et Azazga.

    Le cimetière se trouve juste à l’entrée du village (en face du seul café du village de la place de Tazemourte) à quelques trente mètres plus bas. Ici, il y aura toujours quelqu’un pour orienter ou accompagner les étrangers au village qui désirent se recueillir au cimetière. Que Mhand repose bien au Paradis !
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    l' alitement d' El Hadj Rabah . El hadj Rabah est très affecté par la disparition de son frère cadet Mhand pour lequel, il ne cesse de répéter : « eghma yemouth, yedjayid ouahdhi » ( mon frère est mort, il m’a laissé tout seul).

    El Hadj Rabah est malade, il est depuis quelques mois dans son fauteuil roulant chez lui au domicile de son frère feu Omar à la rue de Thala Oukouchah à quelques cent mètres de Thikantart n’souk (sortie d’Azazga direction Yakouren).

    El hadj Rabah, qui n' a jamais porté de chausure durant toute sa vie (presque 80 ans actuellement), souffre de ses pieds et ses jambes, il ne peut plus pour l'instant se déplacer,

    il ne distribuera pas pour longtemps sa « poignet » de baraka dans les rues d’Azazga comme le lui demandaient continuellement les citoyens par " Al Hadj, afkaghid chitouh el varaka" et lui fait le geste d'en remettre avec sa poignet refermée sur sa "dose" de baraka, accompagné du sourire et du mot " akh aghma".

    Il n'en donne pas systématiquement, parfois il garde le silence et continue sa route ou alors il prononce sa phrase préférée; « efagh aha « (sors, allez ). Il aimait la compagnie des gens qu’il portait en estime, il allait partout à Assif el hammam, à Cheurfa, à Sidi yahia, à Tifrit, à Ait Flik …

    là, où il y avait une zerda ou fête religieuses à travers toute la wilaya de Tizi Ouzou, il s'y rendait. Malheureusement, il ne peut plus le faire maintenant, mais aime toujours la compagnie et les visites lui font beaucoup de plaisir.

    La "baraka" d'El hadj Rabah est très recherché par tous, le titre de "Hadj" lui a été attribué communément suite au Hadji d'Azazga qui de retour de la Mecque (années 1970) jurait à tout le monde qu'il y avait "vu" Rabah Ouvedar" au milieu des pélerins qui d'après lui, portait sa gandoura, sa chéchia et marchait pieds nus comme depuis toujours. Qu' El Hadj Rabah se rétablisse vite, In challah !


    La baraka de Rabah durant la guerre d'Algerie. Malgré son apparence de malade psychique, donc irresponsable de ses actes, les paras de l'armée Française l'avaientt torturé atrocement durant de longues heures en compagnie d'autres habitants du village dont beaucoup sont âgés de moins de seize ans.

    Une autre fois, il ne dut son salut qu'a sa baraka. En apercevant des paras surgir par surprise et ne comprenant aucun mot a leurs injonctions, comme "Arrête - toi ", il a pris peur et s'enfuit pour rentrer au domicile de ses parents dont la porte n'était qu'a une dizaine de mètres.

    Les paras ont tiré sur lui plusieurs balles qui lui percèrent sa gandoura entre ses jambes sans le blesser heureusement.

    C'est suite à ces incidents et craignant pour ses fils en réel danger que son père a été convaincu de les faire fuir de Tigrourine vers Azazga où habitait déjà son fils, le Chahid Belkacem, dans acquise à Azazga depuis le début des années 1950.

    Ce dernier s'adonnait au transport de marchandises avec son camion qu'il utilisait également et secrètement pour le transport d'armes, de provisions et de personnes au compte de l'Armée de Libération Nationale (ALN). Il fût prit et arrêté par les militaires Français pour ne plus jamais réapparaître. Il mourût ainsi en chahid de la guerre d'Algerie et enterré quelque part en Algérie.
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    La popularité de Mhand. Nous dirons que Mhand El Hadj Ouvedar est un Avoudali très spécial qui savait se faire aimer partout où il passait au point de devenir le plus populaire de tous, seul son frère Hadj rabah le concurrence sur ce plan que, bien des notables, des personnalités et des riches, leur envieraient.

    Destin oblige, Dieu avait choisi de "reprendre" pour toujours Mhand Ouvedar à l'age de 68 ans, pour qu'il rejoigne, pour toujours dans le même cimetière de Tigrourine, ses ancêtres, ses parents, son frère ainé Amar et son frère cadet Omar qu’il chérissait plus que tout autre et qu’il avait pleuré à vous fondre le cœur lorsque celui-ci décéda au mois de février 1989 en étant encore Maire en exercice de la commune d’Akerrou ( ex : Tifrit Nait El Hadj).

    Justement ses neveux (fils de Omar) le lui rendent bien aujourd’hui en le pleurant à leur tour à " vous faire fondre le cœur ". Avoudali, c'est quelqu'un de simple d'esprit, de naif... mais Mhand, lui, est très sensible, émotif, très respectueux des autres, propre... et sait très bien différencier entre le permis, l'interdit et le bon, le mauvais...et en plus, depuis la fin des années 1980 il est devenu profondément pieux et fréquentait assidument la Mosquée de Cheurfa où il a beaucoup d'amis.
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    Le refuge des démunis chez Smail du carrefour de la poste ( Sur la photo 2006 prise chez/par les Aid, âmes charitables, dans leur menuiserie, refuge des pauvres, à Azazga, à gauche Mhand en compagnie de son frère Hadj Rabah)

    Depuis quelques années, Mhand avait trouvé refuge chez Smail dans son atelier de menuiserie de la poste où il trouve de la chaleur humaine et du réconfort avec d’autres gens essentiellement des démunis qui viennent aussi pour se nourrir. Smail, le plus humble des humbles, se plait beaucoup a les rendre heureux en leur accordant toute son attention dans toutes les situations, même aux moments où il est pris par le travail.

    Les habitués et les occasionnels d’un ou de quelques jours trouvent, ici, l’hospitalité nécessaire pour discuter, faire leur toilette, se reposer, se chauffer en hivers au poêle a charbon, alimenté à la sciure de bois de l'atelier, se nourrir inévitablement, se désaltérer de la soif, boire un café ...

    Smail aime partager son repas avec les malheureux et les démunis qui ressortent de l’atelier toujours heureux et bien rassasiés. A quelques dizaines de mètres plus loin chez son frère aîné, on y trouve également et toujours de quoi manger.

    Ces invités font quotidiennement et continuellement la navette entre les ateliers des deux frères de la rue de la poste où ils sont accueillis toujours avec le sourire; ici, on a compris depuis toujours le vrai sens à donner à la vie.
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    La compagnie de Mhand Ouvedar est recherchée par tous, mais lui choisit ceux qui le respectent et le gâtent et détestent les mauvais plaisantins et les profiteurs; et oui, parfois des gens sans scrupules le dépouillait de l'argent que beaucoup lui donne, sans qu'il n'en fasse jamais la demande, et des boites de tabac à chiquer surtout aux temps des pénuries.

    Entre, la chique et MhandOuvedar  c'est toute une histoire.

    Le seul calcul qu'il fait justement est relatif à la chique, Il en a toujours les deux poches pleines, l'une de boites vides pour ceux qui en abusaient de sa gentillesse et les profiteurs à qui il les exibent quand ils insistent pour qu'il leur donne une "refaa" ( une dose à mettre sous la lèvre), et l'autre contenant des boites pleines pour lui et quelques priviligiés.

    Même aux temps forts des pénuries de tabac à chiquer, lui, il en avait toujours les poches pleines. Les marchands de tabac d'Azazga ne l'oubliaient jamais de lui réserver gratuitement son quota quand le tabac vient à manquer.
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    Les affectations de Mhand

    La spécialité de Mhand Ouvedar c’est comme à l’armée, il trouve du plaisir à affecter les gens en leur disant : « toit, tu vas au Sahara « ou toi, je t’enverrai pieds nus en hivers au mont Tamgout pour arracher de l’herbre » ou « adaabidh simen » ( tu vas charger du ciment sur le dos)….

    il le fait toujours avec l'art et la manière avec sa mimique, sa gestuelle, son langage particulier et son sourire. Parfois, il se donne un air sérieux et grave. Il se tient en face, vous regarde d’un air grave et sérieux puis frappe un coup du plat du pied sur le sol dans un garde à vous exemplaire, il lève la main, pointe son doigt vers l’horizon et d’une haute voix, lâche : « vas, vas adaabidh, aya fais vite ».

    D’autres fois, il le fait avec finesse, il se met en face, ouvre son sac de postier, pleins de stylos, de coupures de journaux, de photos, de cartes postales, des feuilles de papier blanc… qu’il porte constamment en bandoulière, tire un bout de papier et fait le geste d’écrire tout en murmurant des mots inintelligibles et remet « la décision » d’affectation, qu’il accompagne par ses mots, à la personne choisie parmi ceux qu’il aime taquiner.

    A une certaine période, il le faisait aussi à distance. En rencontrant des amis du bled, il leur dit de dire à monsieur tel de se préparer pour « le ciment à charger sur son » ou à « aller au Sahara souffrir de chaleur »….

    Il ne fait jamais cela avec des gens qu’il ne connaît pas ni avec ceux qu’il porte en estime. et plus tard quand il rencontre ces personnes convoquées, il n'oublie pas de leur dire " Ayane aghma, pourquoi tu n'as pas été pour ma convocation ...

    La majorité des gens trouve ces scènes amusantes, ils en redemande mais il en existe des superstitieux qui trouve cela de mauvais goût et réagissent négativement, en s’énervant et faire ainsi le jeu de l’assistance qui trouve là une bonne occasion à l’hilarité, en le congédiant ou en quittant prestement les lieux.

    Là où il passe les gens le hèlent inévitablement, l’invitent à s’installer en leur compagnie pour prendre un café, aller manger au restaurant ou faire un tour en voiture... Généralement ses affectations ne concernent pas ceux qu’il prenait en estime. Ce comportement n’est pas tout chez Mhand, il innovait souvent suivant les époques.
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    Mhand Ouvedar et la JS Azazga .

    Durant les années 1960 et début des années 1970, Mhand était la mascote du club de foot ball, la JS Azazga, de la génération des Mahfoud (Baarab), gardien de but de légende, issu de la Cité de "Thikentar n'souk" de Thadart, l'ainé des Sadmi, le demi à l'agilité et la souplesse élastiques dont Abdelhamid a suivi la trace pour devenir un grand joueur de la JSK et de l'équipe nationnale des années 1980, les Mahlal, Kaci Chaouh, Sihli...

    Même son neveu T. A. était de cette génération avec laquelle il a fait une éphémère carrière à la JSA au poste d' arrière latéral gauche au début des années 1970. Avec ses tirs canons, sa vitesse, son gabarit, il était promu à un bel avenir dans le foot ball, mais que le destin en a décidé autrement suite à une méchante blessure contractée sur le terrain.

    Toujours est il que Mhand se déplaçait fréquement avec l'équipe, il a été de tous les déplacements, à Blida, à Alger...