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ait chafaa

  • La ROUTE TIGROURINE-ALMA HLAL par El Hara bwada GOUDRONNEE en juin 2020

    Catégories : TIGROURINE-Village
    Une belle realisation en juin 2020 de desenclavement et developpement de villages...

    La ROUTE TIGROURINE-ALMAHLAL par El Hara bwada GOUDRONNEE

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    Ce projet, realise en juin 2020 par le Maire de la commune d'Akerrou, Hamid TASSINE, de Tigrourine (BRAVO!) en collaboration avec tous les elus, etant un vieux projet qui commencait a etre realise, des 1985, a la creation de la nouvelle commune d'Akerrou.

    On avait commence par la realisation de la 1ere etape d'elargissement de la chaussee et de l'amenagement des fosses de ruissellement et evacuation des eaux de pluie.

    Cette route etait en train d'etre amenagee sur le chemin ancestral reliant Tigrourine a Almahlal a partir de la route communale, Tifrit-Aghni Mezaiene, au point situe a l'entree du village de Tigrourine, en dessous du cafe Kiha, et a l'angle du cimetiere de Tigounatine.

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  • Barrage Sidi Khelifa-Azeffoun Tizi-Ouzou: NECIB le Ministre lance les travaux de réalisation du barrage Sidi-Khelifa

    Catégories : BARRAGE SIDI KHELIFA

    Article initial ecrit le 10/03/2015 11:49 et MISE A JOUR en 2018   

    APS
     

    TIZI-OUZOU - Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a procédé lundi à Tizi-Ouzou au lancement des travaux de réalisation du barrage de Sidi-Khelifa, à 8 km à l'est de la ville d'Azeffoun (Tizi-Ouzou). Ce barrage, d’un volume régularisé de près de 22 millions de m3/an dont 4,4 millions de m3/an seront réservés à l'irrigation agricole, est destiné à l’alimentation en eau potable de 286 villages répartis sur 18 communes, notamment de la zone côtière de la wilaya, soit une population de 162 907 habitants.

    Video 1 INSERTION 2020  en complément d'information sur le lieu d'implantation du barrage de Sidi Khelifa de la daira d'Azeffoun en EMPIETEMENT chevauchant sur les territoires de 03 communes, AKERROU + AIT CHAFAA + AZEFFOUN.

    Video = INSERTION 2020 en complément d'information sur le lieu d'implantation du barrage

    Ce projet qui sera réalisé sur l'Oued Sidi-Ahmed Youcef (Acif El Hammam, Bejaia, à 8 km à l'est de la ville d'Azeffoun) a été doté d’une enveloppe de 8,4 milliards de DA. Sa construction a été confiée provisoirement à un groupement algéro-turc (l’ETRHB Haddad et Gunsay).

    A son achèvement, cette infrastructure hydraulique sera le 90ème barrage de l'Algérie, a souligné le ministre qui a relevé que ce parc national des grands barrages mobilise un volume global de 9 milliards de m3 d'eau.

    Video 2 avec des détails de noms des villages autour du barrage en INSERTION 2020  en complément d'information sur le lieu d'implantation du barrage de Sidi Khelifa de la daira d'Azeffoun en EMPIETEMENT chevauchant sur les territoires de 03 communes, AKERROU + AIT CHAFAA + AZEFFOUN.

    ''Le barrage de Sidi Khelifa est un grand acquis pour la région car il permettra de sécuriser à long terme l'alimentation en eau potable des localités de la zone côtière de la wilaya ainsi que la région de Bouzguene qui y sera raccordée'', s'est félicité le ministre.

    M. Necib a rappelé que les grands investissements initiés dans le secteur des ressources en eau par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, depuis le début des années 2000, ont permis de placer l'Algérie dans une "situation confortable" en matière d'alimentation en eau potable.

    Barrage Sidi Khelifa-Azeffoun-Affichage ARRETE wali de désignation Expert Foncier-Enquete 20-02 au 20-05-2015

    774756_1732203080335066_660203150689098117_o.jpgLe barrage de Sidi Khelifa (Azeffoun) du nouveau; cette fois-ci cela semble sérieux puisque un arreté du wali vient d'être publié officiellement et affiché dans les villages concernés.

    Il désigne l'expert foncier, MOHIA Mouloud, établi au stade du 1er novembre de Tizi Ouzou, pour mener l’enquête parcellaire des terrains concernés par l'expropriation.

    Le délai de l'enquête va du 20/02/2015 au 20/05/2015, soit 03 mois

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  • 43- le village d' IVAHRIZENE ...

    Catégories : 13- Villages et Personnages

    Le village d’ IVAHRIZENE est situé à une vingtaine de kilomètres à l’est d’ AZEFFOUN, le chef lieu de daira (sous préfecture), à partir duquel, il est desservi sur le littoral par la route nationale n°24, sur une douzaine de kilomètres en passant par les villages de BIZERGA et SIDI KHELIFA.

    ea3b91462241100d67fb1ccc4905af35.jpgPuis, pour la dizaine des kilomètres restants, on emprunte vers le sud la route de montagne, le CW n°159, au niveau d’ ICHAALALEN pour monter jusqu’au village d’ EL DJEMAA, en passant successivement par IGHIL MHEND, puis le magnifique village d’ OULKHOU du regretté Tahar DJAOUT, dont on ne se lassera jamais d’évoquer son nom, et ensuite IGOUJDAL, le village pittoresque perché sur un rocher. Au niveau du village d’EL JEMAA d’ IYAZOUZENE, situé à quelques huit kilomètres de la RN n°24, il y a une bifurcation qui divise la route en deux:

    - En continuant directement dans la direction sud, en montant sur une route communale, on rejoint, à un (1) kilomètre de là, le village de TAFRAOUTH, puis un kilomètre plus loin, AGOULMIME d’ Ighil IAAZOUZENE, et environ un autre kilomètre après, EL KOUDIA, situé au dessus du village d’ IBDASSENE, sur le sommet de montagne, à quelques deux kilomètres du mont Afroun, le plus haut sommet de la chaine montagneuse de la commune d’ AIT CHAFAA. La route continue, en état de piste, jusqu’au village d’ AIT ALI OU ABDALLAH dont le CW n°159 est la route principale le desservant par derrière la montagne.

    babca9ae06daa0b984c315778cfd0fb9.jpg- Au niveau d’EL DJEMAA, le CW n°159 continue par la gauche, dans la direction est, en contournant la montagne d’EL KOUDIA n’ IAAZOUZENE. D’ici, le CW n° 159 va en descendant sur deux kilomètres environ avant d’arriver à AIT CHAFAA. IVAHRIZENE est situé au nord est de AIT CHAFAA, à laquelle elle est reliée par une route communale d’environ trois kilomètres.

    Le CW n°159 relie la RN n°24, d'AZEFFOUN vers BEJAIA, à la RN n° 12 , d' AZAZGA à BEJAIA, au niveau de YKOURENE en passant aussi par les villages d'AIT AHMED, ZEKRI...


    Le nom IVAHRIZENE se rapportait jadis à THADERTH, l’ancien et pittoresque village aux maisons basses, construites en pierres, recouvertes de tuiles rouges, et regroupées harmonieusement en un ensemble compact. Ces maisons se ressemblaient toutes, seules leurs dimensions et leurs agencements dans le quartier les différencient. Elles étaient réparties uniformément selon un plan d’ensemble, tenant toujours compte des spécificités kabyles.

    La maison et le village typiques de la kabylie ancestrale rurale

    Il y a la rue principale, parfois deux, avec une autre horizontalement selon l’importance du village, qui partage, de haut en bas suivant la topographie des lieux, le village en deux, et le long de laquelle sont aménagées des placettes assez spacieuses pour le regroupement des villageois au retour des travaux des champs, à l’approche de la tombée de la nuit.

    8c5a7fb798747077f264926001e12059.jpgIl y a la grande place de la mosquée (El Djamaa), généralement, située dans un lieu offrant une vue panoramique au moins sur un demi cercle face au village, quand celui-ci est situé au flanc d’une montagne ou vallée, ou de trois cent soixante degré (360°), un cercle complet, quand il est situé sur un piton.

    Le tour de la place comporte une plateforme surélevée de quelques cinquante centimètres servant d’assise 1b59cdf1bc52c6d124e401135526afce.jpgpour s’assoire ou s’allonger. Elle est généralement réservée aux vieux du villages qui y prennent place pour se reposer et discuter entre eux, tout en profitant du magnifique panorama, en attendant l’heure de la prière.

    La grande place du village comporte souvent un arbre séculaire, généralement un caroubier ou olivier, qui lui donne un charme particulier.

    De part et d’autre de la rue principale partent des ruelles ou impasses vers lesquelles sont dirigés les portails d’entrée aux cours de maisons. Les portes des maisons kabyles anciennes ne donnaient jamais directement vers la rue. Dans ce type de conception urbanistique harmonieuse de l’habitat dans le village ancien kabyle, les familles étaient regroupées en quartier où leur intimité est strictement sauvegardée.

    91eb66e1833a0a39254b4a825ce00baa.jpgL’intérieur de toutes les maisons anciennes kabyles est identique. Elles comportent d’un côté la plus grande partie, soit les deux tiers (2/3) de la surface, légèrement surélevée d’environ quarante cinq centimètres (Aghens), qui sert d’espace d’habitat à la famille, composée du père, la mère et les enfants en bas âge.

    A son coin, elle comporte un trou de quelques vingt (20cm) de diamètres et quinze de profondeur qui  sert de kanoun, un espace feu pour la cuisson des aliments et le chauffage de la maison.

    L’autre partie est constituée du niveau inférieur, réservé aux animaux domestiques, au dessus duquel est aménagée la mezzanine (Thakhana), où dormiront les jeunes enfants.

    La grand-mère et les jeunes filles se réservent la cabane (thaachouchth), adossée à la façade de la maison, bâtie avec des branchages d’arbres enduites du mélange de paille et de bouse de vache. Les familles nombreuses et aisés possèdent plusieurs grandes maisons, et maisonnettes à la dimension de la typique cabane, mais construites en pierre.

    Thadarth n’ IVAHRIZENE, le vieux village au charme particulier, avait été délaissé, parfois même quelques unes de ces maisons ont été détruites pour en récupérer leurs pierres, afin d’aller construire le long de la route communale, entre IVOUACHE et LAWDDA, situés à plus d’un kilomètre plus loin, certes de très belles maisons en béton, malheureusement conçues sans aucun plan urbanistique; ce qui rend l’ensemble sans charme. Il y a certes de très belles nouvelles maisons construites, mais il n’y a pas de nouveau village au sens réel du mot qui est défini :

    le village est une agglomération rurale possédant suffisamment d'habitations permanentes pour avoir une vie propre et disposant harmonieusement d'équipements économiques et sociaux lui conférant une certaine autonomie.

    Dans cette nouvelle conception individualiste de l’habitat, il n’ y a pas de place aux placettes et place principale du village ; celles-ci, sont remplacés par les cafés ou commerces où les gens se retrouvent dans un tintamarre indescriptible qui laisse peu de place aux discussions profitables.

    Heureusement qu’à IVAHRIZENE, comme dans tous les villages kabyles, il y a la mosquée du village et quelques lieux mythiques, où on peut s’y rendre encore à la recherche d’un coin de repos ou de méditation dans un calme absolu. A IVAHRIZENE, on s’y retrouve ainsi avec un immense plaisir aux endroits de :

    « Thazemourth Uvahri » (l’olivier séculaire) ou « Lemqam de Jeddi Avahriz » (le sanctuaire) dont Nacer l’Avahrizi au CANADA, en répondant à son cousin Sofiane d’ALGER, en évoque un de ses beaux souvenirs:

    Azul Sofiane,

    En fait, je connais du monde à Ivahrizen parce que quand j'étais enfant puis ado, j'y passais, en famille, toute la période des vacances. IVAHRIZENE constituait un havre de paix, de sérénité, d'ambiance chaleureuse, de simplicité et des après-midi avant « thanalt » (le casse croûte) et soirées inoubliables sous « Tazemurt Uvahri », ce mythique olivier où il y avait toujours la fraîcheur même quand la chaleur atteignait son summum


    Nacer avait ressenti très tôt ce changement négatif du cadre de vie au village, et en s’éloigna avec un grand regret ; lui qui, depuis sa plus jeune enfance jusqu’à l’adolescence, venait régulièrement d’Alger avec ses parents pour y passer ses vacances scolaires. Il y trouvait un grand plaisir, il en dit :

    « En fait, je commençais à ne plus venir régulièrement à Ivahrizen avec l'âge ( à 20 ans, je préférais partir en Europe pour découvrir du monde) et aussi lorsque les habitants de Tadart ont commencé à abandonner le village pour construire avec l'aide des autorités sur le programme de l'auto-construction (et grâce à l'appui de mon oncle Said Umuhend qui était conseiller à la mairie d'Azeffoun) des maisons en béton dispersées entre Lawdda et à l'orée de Ivouache. Brusquement, l'ambiance qui caractérisait Tadart s'était envolé.
    (Explications aux lecteurs: Tadart était le grand village et Ivouach situé à environ 1 km regroupe encore aujourd'hui quelques maisons et c'est là que se situe Lemqam de Jeddi Avahriz).
    Comme le chante Bob Dylan ''Time Are Changing'', Les temps changent mais je conserve encore les odeurs d'été à Ivahrizen, tanalt, tizwal (les mures), les fêtes, les virées à Assif et au souk de Ldjemaa...
    Ar tufat
    ». Nacer du CANADA, le 06-08-2008.

  • 41- Said « aroumi » d’ IVAHRIZENE de la commune d'AIT CHAFAA a AZEFFOUN

    Texte rajoute le 18 juillet 2007 et le 19 juillet 2007 et 31 juillet 2008 et 01 août 2008 de PARIS à IVAHRIZENE ou l’ incroyable amour d’un Franco Algérien à sa terre kabyle ancestrale 

    Voyons sa belle histoire racontee dans ce recit qui comporte deux parties consacrees a:

    1- Portrait d’un Franco-Algerien-Kabyle envouté par la kabylie;
    2- et parapente à AKERROU(?) et à BOUZEGUENE.

    said yousfi,tigrine,ibahrizene,ait chafaa,azeffoun,akerrou,bouzeguenePORTRAIT

    Said est un kabyle, issu d’un couple mixte, de père Algérien et de mère Française.

    Il découvrit pour sa premiere fois , en 1967 à l'âge de 12 ans, il y a de cela 41 ans, le village d’ IVAHRIZENE de la commune d’ AIT CHAFAA de la daira d’ AZEFFOUN dans la wilaya de TIZI OUZOU en ALGERIE.

    IBAHRIZENE était le village natal de son père, auquel il s’intégra totalement en lui restant solidement attaché jusqu'à nos jours.

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  • L'embuscade-Guerre d'Algérie 1954-1962- au village + Témoignages 1

    (Le 22-07-2007/S-M) - L'article suivant a été "construit" sur la base du témoignage de Jam, le fils du Moudjahid concerné.

    LA VISITE NOCTURNE D'UN MOUDJAHID AU VILLAGE

    2723940708_1.jpgPar un soir glacial d’hiver, le jeune Moudjahid Amar Z., décida de quitter le maquis et rentrer secrètement en solitaire à son village de TIGROURINE pour rendre visite à sa mère qu’il n’a pas vue depuis des mois.

    Arrivé devant la porte de sa maison familiale, située au centre du village à l’égale distance, d’environ une dizaine de mètres, entre les bâtisses d’El Djemaa Oufalla et d’El Djemaa Bada, respectivement les lieux principaux de rassemblement, de repos, de détente et de prière pour les villageois, il s’immobilisa et tendit ses oreilles longuement dans toutes les directions, spécialement vers la cour de la maison, cherchant à détecter le moindre bruit suspect qui trahirait la présence de soldats Français éventuellement en embuscade comme ils le faisaient souvent durant les nuits.

    Après quelques instants d’hésitation, il prit enfin confiance, et comme convenu pour leur mot de passe, il entreprit de jeter trois petits cailloux, l’un après l’autre, sur le toit en tuile de la maison pour prévenir sa maman qui ne se doutait de rien puisqu’il ne l’avait pas averti de son arrivée comme il le faisait prudemment à chaque fois.

    Cette dernière en attendant le choc des trois cailloux sur le toit, comprit le message, sursauta et en trembla de tout son corps, mais ne perdit pas son sang froid contrairement à sa fille qui devint livide et paralysée de peur.

    Elles pensaient que, cette fois-ci, c’en était belle et bien fini pour toujours de leur fils et frère aîné chéri qui serait inévitablement abattu par les soldats Français au nombre de six qui l’attendaient en embuscade dans la cour, en face de la porte, et derrière la maison dans le petit jardin donnant vers le ruisseau, d’où il pouvait également venir en escaladant le haut mur d’enceinte.

    Elles se rappelaient instinctivement de SAID, l’autre fils et frère abattu à l’âge de dix sept ans quelques mois auparavant par l’avion assassin sur TIGROURINE et devinrent encore plus craintives et ne purent s’empêcher de lâcher quelques larmes de profonde tristesse.

    Les soldats étaient là, secrètement depuis le coucher du soleil, avertis on ne sait par qui. Au crépuscule du soir, juste après la fin du jour, commence l’heure du couvre feu où aucun habitant ne pouvait sortir en dehors de la maison sans risquer la mort s’il serait surpris par des soldats.

    Comme ça, en occupant stratégiquement et silencieusement la maison durant cette période, où tout le monde se trouve enfermé chez soi, les soldats étaient assurés du secret total de leur sinistre plan d’embuscade.

    Derrière le portail où Amar attendait impatiemment que sa maman lui ouvre l’accès, il y a un grand couloir de dix mètres de long et trois de large qui donne directement sur la grande maison qui fait face à l’entrée puis sur la gauche se trouve la cour et l’entrée de la deuxième maison qui fait « dos » à la rue sur la gauche du portail.

    maison kabyle.jpgC’est dans cette dernière que se trouvaient enfermés sa maman et sa sœur qui, en ce moment là, étaient en train de se chauffer autour d’un feu de bois allumé dans le « kanoun », un trou circulaire de quelques trente centimètres de diamètre sur quinze de profondeur que possédaient toutes les maisons kabyles dans un coin et qui sert à faire le feu pour se chauffer ou cuire les repas.

    Les soldats sur le qui vive se mirent en position en pointant leurs armes vers la porte et attendaient.

    La maman M.F originaire du village voisin de TIGUENATINE, connue en d’autres circonstances comme courageuse, ne pouvait pas laisser ainsi son fils aîné se prendre aussi facilement, elle se devait de réagir au plus vite pensa – t’elle, mais comment ? elle pouvait bien crier de toutes ses forces et lui ordonner de fuir.

    C’était une solution, malheureusement qui comportait un gros risque pour la famille, surtout pour sa fille qui se trouve avec elle, et le reste des enfants qui se trouvent endormis dans l’autre maison. Les représailles en seront inévitablement durs et impitoyables.

    Il est à noté que dans chaque maison kabyle, il y avait souvent un chat qu’on élevait pour tenir compagnie et surtout donner la chasse aux souris, contrairement aux chiens qui furent totalement interdits au village parce qu’ils signalaient par leurs aboiements l’arrivée de nuit des Moudjahiddines au village.

    Les nombreux chiens, qui étaient auparavant élevés par la population, furent tous, non sans mal, massacrés par leurs propriétaires, suite aux ordres donnés par l’ALN dès le début de la guerre.

    Ce jour de grand massacre de chiens attrista tout le monde. Les enfants en pleurèrent et ne comprenaient pas totalement cette dure décision. Même quelques uns des hommes, chasseurs de métiers, très attachés à leurs chiens et profondément attristés ne purent s’empêcher de lâcher des larmes de tristesse en se voyant obligés de les jeter dans l’oued, essentiellement à Tamda guethvirene, le plus profond des bassins d’eau, après leur avoir passés une corde au cou et attachés une grosse pierre.

    Bref,« Il faut trouver autre chose » se disait-elle dans sa tête, quand, en se retournant, elle vit leur chat qui dormait dans un coin de la maison, tout près du « canoun » où il se chauffait lui aussi.

    « C’est çà ! » s’était elle dit, qu’aussitôt, elle s’était mise immédiatement à crier après le chat, à voix modérée, tout juste ce qu’il faut, pour qu’elle soit entendu par son fils : Esssevv…Esssevv…un mot utilisé communément en ALGERIE pour faire fuir un chat…puis elle enchaîna d’autres mots en kabyle pleins de sens qui devraient logiquement alerter son fils et le faire fuir … « Tu veux rentrer dans la marmite... Esssaaavv !!!…Esssaaavv !!!…. tu vas te brûler !!! tu vas cramer dans la marmite !!!la marmite est trop chaude…Esssaaavv !!!Essaaavvv !!!

    Elle ne savait pas que son fils avait compris son message dès le premier mot, et prit prestement aussitôt le chemin du retour en empruntant le même itinéraire vers le bas du village dans la direction du pont sécurisant d’IGHZER AMOKRANE à 300m de là.

    Tout au long de son retrait précipité, il ne cessait de penser à sa maman qui l’avait sauvé d’une mort certaine et pour laquelle il s’inquiétait de son sort et de celui de ses frères et soeurs. Il était convaincu que les soldats ne lui pardonneraient pas aussi facilement de leur avoir fait échouer leur plan macabre.


    Elle utilisa ce subterfuge de parler en kabyle à son chat pour avertir son fils parce que parmi le groupe de soldats, il y avait un Harki kabyle qui l’aurait dénoncé si elle s’est adressée directement à lui .

    Une autre fois, des soldats ont approché cette vieille femme au grand sang froid pour la piéger et lui arracher des aveux sur ce même fils qu’ils cherchaient tant à capturer ou abattre.

    Ces derniers avaient lors d’un ratissage dans le maquis de Takharat environnant au village, refuge habituel des moudjahiddines, trouvé une gourde qu’ils reconnurent appartenir à Amar à cause de ses initiales qui y sont gravés. Ils l’ont montré à sa maman par l’intermédiaire d’un émissaire soldat harki parlant kabyle.

    Elle la reconnaissait bien évidemment et ne le cacha pas, mais ne crut mot qu’elle fut récupérée sur le corps de son fils comme insistait-il à la convaincre.

    Pas dupe du tout, et nullement impressionnée et courageuse qu’elle l’a toujours été, elle comprit la ruse et lui répondit tout simplement en esquissant un petit sourire sarcastique: " Vous vous êtes donné tout ce mal pour me ramener une banale gourde, mais d’habitude quand vous abattez un Moudjahid, vous l’exposez à la population que vous rassemblez dans les places du village… et elle ajoute :

    S’il s’agit vraiment de mon fils que je pensais travaillant à Alger (elle sait bien que les soldats sont bien renseignés sur les maquisards du village mais elle feint de l'ignorer), c’est une nouvelle que vous me ramenez là, je vous dis quand même: Allah errahmou et l’accueille en son paradis, in-chAllah …et pour l’impressionner d’avantage, elle conclue sa réponse par un strident « you..you… » qui est la manière des musulmans de rendre hommage aux martyrs.

    Le soldat surprit, se décampa au plus vite pour céder place aux autres habitants qui, en entendant ces youyous pleins de sens, accouraient pour exprimer leur compassion à la famille pensant qu’Amar était tombé en Chahid.

    Finalement le destin a voulu que "Da Amar" le Moudjahid en question survécut à la guerre et est encore vivant aujourd'hui avec toutes ses facultés mentales et physiques encore intactes. 

     Mhand S., le 20/07/2007