Hommage à feu le Moudjahid RENOU Mohamed…
Quelques mois après la fin de la guerre, il apparût par surprise alors que tout le monde le croyait comme mort aux champs de bataille suite à l’annonce que ses compagnons, restés au PC du Djebel BOUNAAMANE, avait fait circuler officiellement à son sujet en croyant que tout leur bataillon de l’expédition fût totalement anéanti, comme d’ailleurs les Français en avaient fait circulé la rumeur.
Effectivement, celui-ci fût surpris par l’armée Française en embuscade, au sein de sa patrouille qui traversait la ligne Morrice à la frontière Tunisienne pour s’approvisionner en armes. Ils furent soumis sous l’effet de surprise à un feu nourri auquel ils ripostèrent et résistèrent longtemps. A la fin des durs combats, seul lui et très peu de ses compagnons s’en étaient sortis vivants. Certains parmi ces derniers réussirent à rejoindre la TUNISIE, mais lui, blessé, fut pris comme prisonniers jusqu’ à l’indépendance.
RENNOU Mohamed avait rejoint l’ALN en étant en service militaire dans l’armée Française. Il profita d’une permission au village pour ne plus repartir. Il se cachait dans les grottes du massif
rocheux surplombant son village d' EL KRAR jusqu’au jour où des maquisards sont venus spécialement pour lui pour l’emmener avec eux rejoindre le maquis. En 1963, il quitta l’armée Algérienne (l'ANP) et émigra à Paris pour atterrir à une usine privee où il fit carrière jusqu’ à sa fermeture pour raison technique.
Par ironie du sort, il fût trouvé sans vie en 1991, à l’âge de 61 ans, au bord de la rivière (sur la plage) qui traverse la ville Française de NANTES où il élit domicile depuis quelques mois apres avoir reside a Levallois Perret depuis toujours.
Les circonstances de sa mort n’ont jamais été élucidées et demeurent encore à ce jour (en 2007) mystérieuses pour sa famille.
Le Moudjahid Mohamed vécut 29 ans à Paris sans plus jamais revoir son Pays l’Algérie qu’il aimait pourtant bien.
Il fût enterré dans son village natal d' EL KRAR en 1991.
Il est à noté que les combats le long de la ligne électrifiée, Morrice, à la frontière ALGERO TUNISIENNE étaient durs et très meurtriers, en voici un aperçu de ce que les journaux Français en rapportaient, bien sur en minimisant leurs pertes. RENOU MOHAMED y avait vécu l’enfer:
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« 4 Mai 1958 : - Bilan de la bataille sur la frontière tunisienne qui a commencée le 21 janvier 58, et au cours de laquelle le FLN a perdu prés de 4.000 tués et 672 prisonniers, les troupes françaises 279 tués et 758 blessés. Ce bilan inclus la bataille de Souk-Ahras du 27 avril.
27 Avril 1958 : - Au sud de Souk-Ahras un franchissement du barrage électrifié par un bataillon de l'ALN, fort d'un millier d'hommes est pris en chasse par les 9° 14° et 18°RCP, 1°REP, 3°REI, 26° 60° et 153°RI, 3° GCNA, 31° Dragons, 8°RPC et des Unités de Secteur, les combats dureront jusqu'au 5 mai, et le bilan sera de 673 hors la loi tués 45 prisonniers. 200 réussiront à rompre l'encerclement et à fuir. Les troupes françaises auront perdu 87 tués, dont un capitaine, et 131 blessés. »