El watan du17 février 2008 > Kabylie info. Commune d’Akerrou : Sortir de la précarité
La réalisation d’un nouveau siège d’APC est une bonne nouvelle pour les 20 employés qui travaillent dans une baraque datant de l’époque coloniale. On ne peut pas demander à un employé de se surpasser quand il travaille dans ces conditions.
Le projet du nouveau siège d’APC est l’une des raisons qui ont motivé mon retour aux affaires communales », nous dit le maire d’Akerrou, M. Maouel, élu sur la liste RND aux dernières élections locales.
Sortir de ce baraquement en préfabriqué est une urgence pour les employés de l’APC, ainsi que pour les citoyens qui s’adressent quotidiennement aux services communaux. L’ancien siège ayant été saccagé lors des événements de 2001, un projet de construction d’une nouvelle infrastructure communale a été affecté par les pouvoirs publics, avec un financement de 2,5 milliards de centimes.
N’ayant pas été réalisé pour des raisons liées au choix du terrain, le projet a été laissé en souffrance et le financement a été transféré dans une commune du sud de la wilaya, qui a vu son nouveau siège construit et rendu opérationnel.
« Nous allons régler le problème du terrain et refaire la procédure pour l’obtention d’un financement », nous dit le P/APC, qui espère que le nouveau siège sera fin prêt au début de l’année prochaine.
Pour l’heure, les élus locaux s’attellent à mettre en œuvre les opérations de développement inscrites au bénéfice de la commune.
L’exécutif communal a été installé récemment, après une longue période de blocage qui remonte à la précédente assemblée.
L’APC a été gérée depuis 2005 par le secrétaire général de la commune et le chef de daïra d’Azeffoun.
Le 1/12e du budget de la commune pouvait être débloqué dans pareil cas, pour régler les dépenses obligatoires, essentiellement les salaires. Tous les autres chapitres étaient mis en stand-by. Pourtant, les besoins sont importants pour cette commune de 6000 habitants, distante du chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou de 60 km, et de 30 km du chef-lieu de daïra, Azeffoun.
Les autorités ont assuré toutes les communes que les budgets sont disponibles, prêts à être affectés aux collectivités montrant des capacités de réalisation et de « consommation » des crédits.
La commune d’Akerrou a bénéficié d’un premier projet en sectoriel, consistant en la réfection d’un chemin communal sur 14 km, qui desservira les plus grands villages de la localité (Tignatine, Aït Bouslimane, Tigrourine, El Krar, Agwni El Mahlal).
L’APC compte lancer une étude et demander un financement sectoriel pour la prise en charge « globale » de la commune en matière d’assainissement et d’alimentation en eau potable.
Un projet d’envergure susceptible de régler efficacement les questions vitales d’AEP et d’évacuation des eaux usées, en rupture avec les petites opérations ponctuelles et non fiables réalisées ces dernières années.
1/10e de la commune seulement est relié à la chaîne côtière de Sidi Khelifa, avec un problème de pompage, vu que la commune se situe en bout de chaîne. Le reste des foyers s’alimente en eau à partir des bornes fontaines, y compris au chef-lieu.
La commune vient de bénéficier, à l’instar des autres collectivités, de 2,3 milliards de centimes en matière de PCD (plans communaux de développement).
Il s’agit essentiellement de dallage de pistes, de réfection des captages des sources et d’aires de jeu.
Pour une prise en charge efficiente du programme de développement, le renforcement du service technique paraît indispensable.
L’APC fonctionne avec un seul technicien en urbanisme, un autre technicien détaché du secteur de la santé assure le fonctionnement du bureau d’hygiène.
Djaffar Tamani
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=87318
Edition du 1er septembre 2007 > Kabylie info. Commune d’Akerrou.
Le provisoire qui dure
Détruit lors des événements de 2001, le siège de l’APC n’a pas été reconstruit. Le projet d’un nouveau siège a été accordé par l’administration centrale, avec une dotation budgétaire de 2 milliards de centimes, mais sa réalisation bute sur l’opposition du comité du village du chef-lieu au sujet de son implantation.
Le manque de communication entre les représentants des villageois et les responsables de la commune a retardé jusqu’ici une solution consensuelle quant au choix du terrain.
La situation actuelle pénalise les employés de la commune qui travaillent dans des bureaux de fortune, exigus et délabrés, ainsi que les citoyens qui s’adressent aux services communaux.
Aux aléas physiques connus par l’APC, est venue s’ajouter l’instabilité au sein des élus locaux.
La majorité FLN élue en novembre 2005 a connu très vite des dissensions qui ont abouti au retrait de confiance au président d’APC en septembre 2006. Son successeur a démissionné au bout de trois semaines.
Depuis, c’est le secrétaire général qui gère les affaires courantes de la commune, et tente de mettre en œuvre les projets de développement affectés par l’administration de wilaya. Le S/G, M. Youcef Manceur, affirme que les opérations PCD suivent leur cours normalement. Il en fait un état des lieux qui se rapproche du bilan des APC dotées d’exécutifs communaux.
Akerrou, avec ses 6 000 habitants, a eu ses 42 millions de dinars de PCD comme l’ensemble des communes de la wilaya.
Une quinzaine d’opérations ont été budgétisées, sur plusieurs secteurs.
Dans les travaux publics, 6 opérations ont été accordées, dont 2 ont été clôturées (consommation des crédits et finalisation des travaux).
Il s’agit essentiellement de réfection des routes communales.
D’autres projets ont concerné le secteur de l’hydraulique 3 réservoirs d’eau au profit des villages, un bassin de filtration et la réfection d’un tronçon d’assainissement au chef-lieu. Ces opérations sont toutes lancées, assure le secrétaire général.
Ce dernier indique que les requêtes des comités des villages tournent essentiellement autour de la réfection des routes et du renforcement de l’alimentation en eau potable.
« Nous connaissons un grave problème d’AEP », ajoute notre interlocuteur, qui cite les villages les plus lésés, comme Aït Bouslimane, Alma Hellal, Agouni Mezaïene, Tigounatine et Tigrourine, desservis par la chaîne côtière de Sidi Khellifa (Azeffoun), un réseau délabré et dépassé, demandant d’importants travaux de rénovation.
Les autorités concernées sont vivement sollicitées par la population locale pour l’affectation d’un projet AEP d’envergure.
Trois villages nécessitent, par ailleurs, un raccordement à un réseau d’assainissement.
Au chapitre jeunesse et sports, tout reste à faire.
La commune ne dispose ni d’une maison de jeunes ni d’une salle de sports.
« Nous demandons l’inscription d’un stade communal », disent humblement les responsables locaux.
S’agissant de l’habitat rural, Akerrou affiche le même taux de réalisation que les autres communes. 150 maisons sont en cours de réalisation sur les 300 aides débloquées par les pouvoirs publics, toutes affectées à des bénéficiaires.
Des retards à la Caisse nationale du logement (CNL) sont mis en cause. « Les services de la wilaya ne nous aident pas pour la mise en œuvre du programme RHP (96 logements), lancé depuis 2005 », déplore-t-on, par ailleurs.
De nouvelles visites officielles sont souhaitées par les villageois pour rafraîchir la mémoire des autorités.
D. T.
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=75357