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31- Commune d’Akerrou : Sortir de la précarité

El watan du17 février 2008 > Kabylie info. Commune d’Akerrou : Sortir de la précarité

6f0ff282ce68b27a0e131beac0815012.jpgLa réalisation d’un nouveau siège d’APC est une bonne nouvelle pour les 20 employés qui travaillent dans une baraque datant de l’époque coloniale. On ne peut pas demander à un employé de se surpasser quand il travaille dans ces conditions.

Le projet du nouveau siège d’APC est l’une des raisons qui ont motivé mon retour aux affaires communales », nous dit le maire d’Akerrou, M. Maouel, élu sur la liste RND aux dernières élections locales.

Sortir de ce baraquement en préfabriqué est une urgence pour les employés de l’APC, ainsi que pour les citoyens qui s’adressent quotidiennement aux services communaux. L’ancien siège ayant été saccagé lors des événements de 2001, un projet de construction d’une nouvelle infrastructure communale a été affecté par les pouvoirs publics, avec un financement de 2,5 milliards de centimes.

N’ayant pas été réalisé pour des raisons liées au choix du terrain, le projet a été laissé en souffrance et le financement a été transféré dans une commune du sud de la wilaya, qui a vu son nouveau siège construit et rendu opérationnel.

« Nous allons régler le problème du terrain et refaire la procédure pour l’obtention d’un financement », nous dit le P/APC, qui espère que le nouveau siège sera fin prêt au début de l’année prochaine.

Pour l’heure, les élus locaux s’attellent à mettre en œuvre les opérations de développement inscrites au bénéfice de la commune.

L’exécutif communal a été installé récemment, après une longue période de blocage qui remonte à la précédente assemblée.

L’APC a été gérée depuis 2005 par le secrétaire général de la commune et le chef de daïra d’Azeffoun.

Le 1/12e du budget de la commune pouvait être débloqué dans pareil cas, pour régler les dépenses obligatoires, essentiellement les salaires. Tous les autres chapitres étaient mis en stand-by. Pourtant, les besoins sont importants pour cette commune de 6000 habitants, distante du chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou de 60 km, et de 30 km du chef-lieu de daïra, Azeffoun.

Les autorités ont assuré toutes les communes que les budgets sont disponibles, prêts à être affectés aux collectivités montrant des capacités de réalisation et de « consommation » des crédits.

La commune d’Akerrou a bénéficié d’un premier projet en sectoriel, consistant en la réfection d’un chemin communal sur 14 km, qui desservira les plus grands villages de la localité (Tignatine, Aït Bouslimane, Tigrourine, El Krar, Agwni El Mahlal).

L’APC compte lancer une étude et demander un financement sectoriel pour la prise en charge « globale » de la commune en matière d’assainissement et d’alimentation en eau potable.

Un projet d’envergure susceptible de régler efficacement les questions vitales d’AEP et d’évacuation des eaux usées, en rupture avec les petites opérations ponctuelles et non fiables réalisées ces dernières années.

1/10e de la commune seulement est relié à la chaîne côtière de Sidi Khelifa, avec un problème de pompage, vu que la commune se situe en bout de chaîne. Le reste des foyers s’alimente en eau à partir des bornes fontaines, y compris au chef-lieu.

La commune vient de bénéficier, à l’instar des autres collectivités, de 2,3 milliards de centimes en matière de PCD (plans communaux de développement).

Il s’agit essentiellement de dallage de pistes, de réfection des captages des sources et d’aires de jeu.

Pour une prise en charge efficiente du programme de développement, le renforcement du service technique paraît indispensable.

L’APC fonctionne avec un seul technicien en urbanisme, un autre technicien détaché du secteur de la santé assure le fonctionnement du bureau d’hygiène.
Djaffar Tamani
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=87318



Edition du 1er septembre 2007 > Kabylie info. Commune d’Akerrou.

Le provisoire qui dure

Détruit lors des événements de 2001, le siège de l’APC n’a pas été reconstruit. Le projet d’un nouveau siège a été accordé par l’administration centrale, avec une dotation budgétaire de 2 milliards de centimes, mais sa réalisation bute sur l’opposition du comité du village du chef-lieu au sujet de son implantation.

Le manque de communication entre les représentants des villageois et les responsables de la commune a retardé jusqu’ici une solution consensuelle quant au choix du terrain.

La situation actuelle pénalise les employés de la commune qui travaillent dans des bureaux de fortune, exigus et délabrés, ainsi que les citoyens qui s’adressent aux services communaux.

Aux aléas physiques connus par l’APC, est venue s’ajouter l’instabilité au sein des élus locaux.

La majorité FLN élue en novembre 2005 a connu très vite des dissensions qui ont abouti au retrait de confiance au président d’APC en septembre 2006. Son successeur a démissionné au bout de trois semaines.

Depuis, c’est le secrétaire général qui gère les affaires courantes de la commune, et tente de mettre en œuvre les projets de développement affectés par l’administration de wilaya. Le S/G, M. Youcef Manceur, affirme que les opérations PCD suivent leur cours normalement. Il en fait un état des lieux qui se rapproche du bilan des APC dotées d’exécutifs communaux.

Akerrou, avec ses 6 000 habitants, a eu ses 42 millions de dinars de PCD comme l’ensemble des communes de la wilaya.

Une quinzaine d’opérations ont été budgétisées, sur plusieurs secteurs.

Dans les travaux publics, 6 opérations ont été accordées, dont 2 ont été clôturées (consommation des crédits et finalisation des travaux).

Il s’agit essentiellement de réfection des routes communales.

D’autres projets ont concerné le secteur de l’hydraulique 3 réservoirs d’eau au profit des villages, un bassin de filtration et la réfection d’un tronçon d’assainissement au chef-lieu. Ces opérations sont toutes lancées, assure le secrétaire général.

Ce dernier indique que les requêtes des comités des villages tournent essentiellement autour de la réfection des routes et du renforcement de l’alimentation en eau potable.

« Nous connaissons un grave problème d’AEP », ajoute notre interlocuteur, qui cite les villages les plus lésés, comme Aït Bouslimane, Alma Hellal, Agouni Mezaïene, Tigounatine et Tigrourine, desservis par la chaîne côtière de Sidi Khellifa (Azeffoun), un réseau délabré et dépassé, demandant d’importants travaux de rénovation.

Les autorités concernées sont vivement sollicitées par la population locale pour l’affectation d’un projet AEP d’envergure.

Trois villages nécessitent, par ailleurs, un raccordement à un réseau d’assainissement.

Au chapitre jeunesse et sports, tout reste à faire.

La commune ne dispose ni d’une maison de jeunes ni d’une salle de sports.

« Nous demandons l’inscription d’un stade communal », disent humblement les responsables locaux.

S’agissant de l’habitat rural, Akerrou affiche le même taux de réalisation que les autres communes. 150 maisons sont en cours de réalisation sur les 300 aides débloquées par les pouvoirs publics, toutes affectées à des bénéficiaires.

Des retards à la Caisse nationale du logement (CNL) sont mis en cause. « Les services de la wilaya ne nous aident pas pour la mise en œuvre du programme RHP (96 logements), lancé depuis 2005 », déplore-t-on, par ailleurs.

De nouvelles visites officielles sont souhaitées par les villageois pour rafraîchir la mémoire des autorités.
D. T.

http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=75357

Commentaires

  • Azul felawen,

    Le 25 fevrier dernier, la communauté amazighe dans le monde a celibré le 18eme anniversaire de la disparaition d’un grand homme de lettre et de savoir, D’a El mouloud Mammeri, écrivain kabyle, anthropologue et linguiste ,né le 28 décembre 1917 à Taourirt Mimoune, Ath Yenni en Kabylie, Il est mort en février 1989 à Aïn-Defla, de retour de la conférence de Oujda (Maroc). son "destin" rencontre un arbre sur la route qui devait le mener d'Arif à la Kabylie, un arbre qui lui coupa ainsi la route et que sa voiture percute... !!! Et c'est là qu'est mis fin à la vie de celui qui a joué l'un des rôles les plus important dans la construction de l'identité amazighe.
    C’est regrettable que personne n’en parle sur ce blog, de ces personnes qui se sont sacrifies, pour l’identité Amazighe Algérienne. La liste est longues et on peut célébrer chaque à date un martyre… Ils ont aimé ce pays et l’ont payé cher. Abanne Ramdane, krim belkacem, Matoub Lounes…et autres sans oublie les enfants tués en 2001, au printemps noire kabyle.
    D’a El Mouloud, a tant donné et a tracé la route, pour d’autres, des chercheurs linguistiques après lui, ont compris son sacrifice et l’importance de la langue maternelle et l’identité de chaque peuple, pour son développement et sa civilisation, comme l’imminent et brillant linguiste, enseignant et chercheur de l’université d’Oran (Algérie) Abdou Elimam, reconnu par ses pairs et par l’Unesco, ce chercheur que je vous conseille de lire ses ouvrages, affirme par des preuves scientifiques, que le rejet de la langue maternelle par l’école est la cause de l’échec scolaire et la source profonde de la violence. Et les pays civilisés dont la France bien sur, a vite fait introduire la langue maternelle dans les écoles dés le jeune âge pour les enfants (malheureusement, le combat pour Tamazight et aussi d’actualité en France, dans les écoles françaises, qui fait pas la déférence encore entre le Kabyle et l’Arabe).
    Voici une réponse donnée à un journaliste qui le questionnait sur l’importance des langues et son impact sur le développement de la personne et de la société, que j’ai choisi pour vous éclairer un peu sur cet homme de science et de connaissance :
    Le journaliste : vous dites qu’une langue qui ne se reproduit pas par la naissance n’est pas une langue. Pouvez-vous vous en expliquer ?
    Abdou Elimam : L’objet des linguistes, c’est le langage humain. Cependant, pour atteindre le langage humain, nous n’avons qu’un moyen, c’est de l’appréhender à partir des langues singulières(le chinois, le grec, le maghrebi, ect.).
    Or, les langues sont une construction assez particulière en cela que non seulement elles sont >, mais que de plus elles parviennent à souder les gens d’une même communauté linguistique. Pour pouvoir s’ancrer dans la personnalité psychique des personnes et, en même temps, être à la disposition de toute une communauté linguistique, la réalité de la langue doit donc être particulière.
    Les neurosciences ont permis de lever le voile sur cette dualité. En effet, toute langue imprime son potentiel dans un organe de langage - qui prendra source dans l’hémisphère gauche du cerveau – dont tout humain hérite à la naissance. Et les gens d’une même communauté linguistique héritent des mêmes prédispositions. C’est ce qui explique que les petits enfants des crèches d’une même ville parlent un peu de la même manière. On découvre alors que les langues doivent être natives pour pouvoir produire ces effets, à la fois personnels et collectifs. L’expérience montre que les inventées par els humains (tel l’esperanto, par exemple) ne parviennent jamais à être spontanément parlées par les nourrissons. De plus, ces langues sont très loin de répondre aux besoins très variés des humains (humour, passion, sciences, description, explications, ect.).L’arabe étant une élaboration de laboratoire et non pas uen langue naturelle et spontanée, on ne peut la considérer comme une >, mais plutôt comme un code culturel ne disposant pas des ressources langagières naturelles.

    Je vous conseille de lui lire, c’est important pour le devenir de notre langue Tamazigh, ce n’est pas un berbérophone, non, mais un Algérien comme je les préfère, que j’écoute, sur qui j’apprends aussi.

    Tanmirth n’wen à tous,

  • J’aimerais pas que certains interprètent mes "fables" et mes écrits, comme ils leur semble bon, et me traiter de ce que je ne suis pas, à ceux qui ne le savent pas : je m’maitrise parfaitement la langue arabe(l’Algérois) et je le parle avec un très haut débit, y compris l’arabe littéraire, pour moi c’est un acquis et une chance de la connaitre, et mon cercle d’amis est très varié en Algérie ou ici même, les arabes je m’entends super bien avec eux et le ‘truc’ qui m’a traité de raciste (mdrr) je doute que ce mec comprends mes écrits ou le sens, déjà qu’il trouve que je m’exprime pas bien(mdrrrr) ou que je ne suis pas clair !!! pauvre mec.
    Je ne m’attaque pas à un parti ou au pouvoir en place, je ne fais pas de politique et la politique n’a jamais eu place dans mes ambitions, vous savez très bien que tous les peuples ont un état qu’ils méritent, qu’il soit démocratique ou totalitaire ou je ne sais quoi.
    Le mal est bien là ou on a jamais cherché, ou on ne veut pas chercher… notre malheur vient de nous tout en bas et non pas de la haut, j’ai toujours encouragé le travail associatif, je pense que les associations sur place ont un rôle à jouer, un rôle si noble et si important pour l’avenir de nos enfants, de ce pays. Changeons si nous voulons que notre destin change, un petit sacrifice de chacun, par son temps par son argent, par son encouragement, par son aide, sera très bénéfique et le résultat sera imminent, En 10 ans de temps, quand on voit le nombre d’enfants au village aujourd’hui, c’est un une génération d’homme nouvelle qui aura atteint l’âge adulte, rien que chez nous au village cela représente au moins 20 hommes de demain (dans dix ans) si chacun de vous de nous daigne à consacrer une heure de temps par semaine pour donner des cours supplémentaires, à ces enfants, et vous êtes nombreux à avoir les capacités intellectuelles et matérielles pour le faire, nous auront 20 diplômés. Vous imaginez si tous les villages feront les mêmes choses.

    La fable de la semaine de Jean de la Fontaine.

    LA FORÊT ET LE BÛCHERON.

    Un bûcheron venait de rompre ou d'égarer
    Le bois dont il avait emmanché sa cognée.
    Cette perte ne put sitôt se réparer
    Que la forêt n'en fût quelque temps épargnée.
    L'homme enfin la prie humblement
    De lui laisser tout doucement
    Emporter une unique branche,
    Afin de faire un autre manche :
    " Il irait employer ailleurs son gagne-pain ;
    Il laisserait debout maint chêne et maint sapin
    Dont chacun respectait la vieillesse et les charmes. "
    L'innocence forêt lui fournit d'autres armes.
    Elle en eut du regret. Il emmanche son fer :
    Le misérable ne s'en sert
    Qu'à dépouiller sa bienfaitrice
    De ses principaux ornements.
    Elle gémit à tous moments :
    Son propre don fait son supplice.
    Voilà le train du monde et de ses sectateurs :
    On s'y sert du bienfait contre les bienfaiteurs.
    Je suis las d'en parler. Mais que de doux ombrages
    Soient exposés à ces outrages,
    Qui ne se plaindrait là-dessus !
    Hélas ! j'ai beau crier et me rendre incommode,
    L'ingratitude et les abus
    N'en seront pas moins à la mode.

  • Azul fellawen

    C’est vraiment difficile de s’exprimer après tant d’absence et après le recul pris par les principaux animateurs du blog qui doivent malgré tout suivre la ligne de conduite dictée par l’administrateur et ce, pour l’intérêt du blog.

    La bonne nouvelle, qui m’a incité à reprendre, vient du village. En effet, passée la période des malentendus, tout le monde s’est remis au travail et les vendredis du volontariat en repris de plus belle pour achever la dernière tranche d’élargissement et de dallage de toutes les ruelles et routes du village.

    Une entente fraternelle et un travail remarquable, telles sont donc les dernières nouvelles de notre village à nous de faire la même chose pour notre blog.


    A très bientôt

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