Cette route route, enfin goudronnee apres une longue attente, est un evenement majeur pour le village de Nathouaissa. Il merite d'etre dedie en hommage a la memoire des anciens du village disparus, Allah yerhemhoum. Cette photo de l'annee 1975 avait ete recue au blog Tigrourine en 2008 du CANADA de la part de AISSIOU Rachid. Elle represente ses parents, Allah yerhemhoum-paix a leur ame, accoudes au balcon de leur chalet, construit en 1965 par son pere, menuisier de metier a Alger. Ils sont en train de regarder au dehors contemplant les beaux paysages verdoyants qui font la particularite du village.
To:monbledino@yahoo.fr Sat, Feb 9, 2008 at 6:36 PM - Bonjour M. Sedoud, Merci pour vos photos et toutes les peines que vous vous êtes données pour aller jusqu'à Nath-Ouassi . En ce qui concerne la photo de Nath-Ouaissa, celle de mes parents dans le chalet, je ne trouve aucun inconvénient pour la publication , cela permettra aux portgueydonniens (nes) d'aprécier davantage Notre Pays (La Kabylie). Salut / R. Canada
Qui etait M'hamed AISSIOU , le pere de Rachid du CANADA?
Nov 10, 2006 at 2:24 AM
Bonjour M. Sedoud , Mon père M'hamed AISSIOU est décédé en 1995 . Il avait une menuiserie sur la Rue de Nuit, au dessus de la Rue de la Lyre. Il l'avait acquise les années 40. Nous habitions près des Yacef à la Casbah, en face de Khider, le beaufrère d'Ait-Ahmed. Mon arrière grand-père s'était installé à la Casbah en provenance de Port-Gueydon par bateau vers la fin du 19è siecle. il avait acheté une gargote au nom de mon père sur la route Moutonnière, plus précisément en face du Bassin-Mustapha ; mais c'était ses frères qui la géraient. Mon père avait préféré la menuiserie car il avait fait ses études pour. On l'appelait 'M'hamed le Menuisier'.
Durant la Guerre d'Algérie, il cachait les armes dans la sciure de bois dans son atelier; bien sûr, il avait été dénoncé est avait purgé une peine sévère dans les camps de concentration de: Bossuet, St-Leu (Bétioua), Paul Gazelle (Ain Oussara) et Boghari (Berouaguia). 4 ans en tout.
Il était avec le Docteur Djénas, Rouiched (Abed, le comédien), Aissat-Idir (syndicat), Maître Ouyahya et beaucoup d'autres avocats surtout originaires de Port-Gueydon ou la Casbah. Yacef Saadi, un oncle à nous était dans le coup pour ce que mon père faisait pour les Moujahidines qui cachaient leurs armes chez lui
Les habitants de Nath Ouaissa, un village martyr, ont attendu 50 ans, apres l'independance de l'Algerie, pour voir leur piste de moins de 4 kms enfin transphormee en route goudronnee. "Mabrouk au village de Nath Ouaissa (AIT AISSA) de la commune d'Azeffoun ." Pourtant, ses habitants n'arretaient pas de faire regulierement et periodiquement des demandes aux autorites etatiques locales concernees et qui malheureusement restaient indefiniment lettres mortes. En voici, un exemple de l'etat d'esprit qui prevalait chez les Ait Aissiens et que revelait cette lettre recue [sa 1ere suivie de beaucoup d'autres] au blog Tigrourine de la part de BASTA D. __________ ______________________________
Bonjour, Je tiens à vous remercier pour votre blog, qui est trés riche, et commémore mémorablement et admirablement notre région, je ne savais pas que d'autres personnes connaissaient l'histoire de mon village NATHOUAISSA (AIT AISSA), avec ses hopitaux sous-terrains, ses CHOUHADA, et son bombardement par les forces coloniales FRANCAISES qui obligea nos parents à rejoindre Alger. Notre déracinement est conjoncturel et historique, notre village étant carrément rasé de la carte, et vous êtes le premier à en parler.
Aprés 1962, nous avons commençé à retourner dans notre village, et avons réconstruit quelques maisons, mais malheuresement nous attendons l'A.P.C d'Azzefoun qui veille bien nous aider pour certaines commodités, comme le goudronnage de la route , la piste actuelle (3 km) nous l'avons édifié à nos frais, mais demande un entretien permanent, nous manquons d'électricité et d'eau , cela fait quarante ans que notre comité de village fait des démarches pour avoir ce minimum, il y a eu des promesses mais sans suites concrètes. A plus d'un demi siècle de notre bombardement par l'armée coloniale, nous éspérons toujours à avoir ces commodités minimales .
Je vous réithère encore une fois mes vives remerciements pour votre site, qui feras sortir notre région de l'anonymat et montrera sa véritable valeur et sa splendeur environnementale qui est unique en son genre. (si vous pouvez m'aiguiller vers une documentation qui parle des évenements coloniaux de notre région, je ne vous en remercierai pas assez) Salutations. Djamel. B
5 annees apres cette lettre et 50 annees apres le jour de l'Independance ...
El hamdoullah, voila enfin le reve des Nait Ouaissiens se realisant en ce mois de Septembre 2012.
La piste de moins de 4 kms, leur cauchemar, qui relie leur village a la route-Chemin Wilayal-CW158, au niveau du village de Tidmimine, qui est situe strategiquement sur la crete du plateau dominant par le Sud le village d'Azeffoun, situe en contre bas au Nord,
Et puis voila, comme par enchantement, cette route de 4 kms vient d'etre goudronnée en 2012 d'une facon eclair suite a la rencontre de deux personnalites, l'un Moudjahid, originaire du village, qui fut le 1er chef historique des groupes armes de la Casah d'Alger et le second le Ministre en exercice des travaux publiques.
La discussion de Arezki BASTA le Moudjahid, l'Algerois, originaire de Nait Ouaissa avec Amar GHOUL le Ministre des travaux publics qui venait en visite officielle de travail a Azeffoun fut finalement fructueuse.
Monsieur Arezki BASTA, illustre moudjahid originaire du village, a saisi l’opportunité de la présence du Ministre Algérien des Travaux Public, Amar GHOUL, dans la commune d’Azeffoun, pour passer à l’action de parler du village de ses ancêtres et convaincre, par là, ce Ministre tout terrain, de l’indispensabilité de goudronner, enfin, cette piste de 4 kms.
Monsieur le Moudjahid, BASTA Arezki, est venu spécialement d’Alger, où il réside, pour débattre de son village en laissant une très forte impression, nous a-t-on dit, lors de la réunion des autorités locales avec le Ministre en visite d’inspection dans la commune d’Azeffoun.
AIT AISSA ( Nath Ouaissa ) le village Martyr
BASTA Arezki , Le Moudjahid se presenta decrivit son histoire personnelle de Moudjahid puis celle glorieuse de son village rase de la carte et reconstruit en 1962 en n'oubliant pas d'enumerer ses chouhadda nombreux tombes au champs d'honneur et puis parla de toutes ces promesses sans fin des autorites locales.
Et le Ministre en fut tres sensibilise par ce temoignage bouleversant au point d'interpeller immediatement et severement les responsables concernes, presents sur place a cette reunion, pour leur en demander des explications. Il les ecouta puis decida que cette piste de moins de 4 kms tant decriee desservant un village "martyr" de la guerre soit immediatement amenagee en route goudronnee.
Video en Hommage au Chahid BASTA Ali, le frere du Moudjahid Arezki, Originaire d'Azeffoun, il est n e et residait a Bab El Oued
VIDEO
GHOUL, exigea qu'on envoit immédiatement des techniciens spécialisés faire le constat d'usage necessaire et et etablir tout de suite après, une fiche technique pour degager le budget relatif et engager les travaux, à la surprise générale, pour le compte de cette piste de Aith Ou Aissa, un village qui n’en était pas un jusqu'ici dans la tete des autorites locales, parce que minuscule et négligeable, croyait on jusqu’ici.
Et quelques jours après, les travaux de la pose d’un tapis de goudron démarrèrent en pleine période de Ramadhan en Aout 2012. Ils démarrèrent tellement vite, comme si on voulait à tout prix réparer une négligence, au point que la canalisation (fossés) nécessaire au ruissellement des eaux de pluies n’avait pas été aménagée.
QUI est BASTA Arezki?
https://www.elwatan.com/edition/actualite/arezki-basta-ait-ahmed-est-un-militant-intellectuel-qui-na-pas-ete-compris-28-12-2015
Arezki Basta, 82 ans (en 2012), l’enfant d’Azzefoun, est l’ancien chef des groupes armés de la Casbah d’Alger Centre jusqu’à la veille du déclenchement de la lutte armée , aux côtés de Krim Belkacem, Amar Ouamrane et Hanafi Fernane, avant de s’exiler clandestinement vers l’Europe et rejoindre par la suite l’Egypte, et regagner le pays, pour continuer à militer, en dépit de son emprisonnement en Tunisie. https://www.djazairess.com/fr/elwatan/345744
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