Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

36- Akerrou. Une commune qui frappe aux portes du développement

Article paru dans la dépêche de kabylie le 2008-06-16 sous le N° :1838 voir article d'origine sur depeche de kabylie -Akerrou. Une commune qui frappe aux portes du développement

Pour une commune déshéritée, celle d’Akerrou en est bien une. Celle-ci est en effet à la traîne en matière de développement, à l’image de son chef-lieu, Tifrith Ath L’Hadj en l’occurrence, qui ressemble plus à un village quelconque ou moins encore, puisque même l’activité commerciale qu’on retrouve un peu partout est limitée à Tifrith. En tous cas, celle-ci, qui est plutôt connue par la “zerda” qu’elle organise occasionnellement, n’a rien d’un chef-lieu de commune. Même le siège de l’APC, qui devait la distinguer comme telle, ne s’expose pas au premier venu. Il se tient “discret” au contre-bas d’une route, au milieu d’un campement de la police communale. Dès son entrée, le visiteur de cette localité sera surtout frappé par deux imposantes bâtisses détruites. Il s’agit d’un bâtiment de logements sociaux et de l’ancien siège de l’APC, lesquels ont été, nous a-t-on dit, brûlés lors des évènements du Printemps noir de 2001.

L’APC dans un vieux chalet

L’APC d’Akerrou occupe actuellement un vieux chalet qui date du temps colonial que l’APC a aménagé pour en faire son local. A quelques encablures de là, le secrétaire général de l’APC et le maire partagent un même bureau qu’ils ont aménagé dans le parking de la commune. C’est dans ce bureau de “fortune” que nous avons été reçus par ces responsables il y a à peine quelques jours. “Notre commune accuse un retard d’un mandat par rapport aux autres municipalités de la daïra d’Azzefoun”, nous dit tout de go le P/APC, faisant référence aux quelques mois précédant les dernières élections durant lesquelles cette commune est restée bloquée suite à la “démission” de l’ancienne assemblée. Il est à noter que ces mêmes élections du 29 novembre passé ont porté le RND à la tête de cette municipalité en engrangeant le plus grand nombre de voix, mais avec le même nombre de sièges que le FLN avec 3 sièges chacun contre un seul pour le RCD. Quoi qu’il en soit, ce scrutin aura surtout permis à cette commune de se doter d’une assemblée. D’ailleurs, son président estime que celle-ci a retrouvé depuis le sens de la marche en avant après les années de léthargie qu’elle a connues.

11 projets de développement lancés

Selon M. Maouel Mohamed, pas moins de 11 projets de développement ont été lancés à travers le territoire de la commune. Il faut dire que c’est un véritable chantier qu’attendent le maire et son équipe et qui ont franchement du pain sur la planche. Cela dit, le plus urgent pour ces derniers c’est de bâtir un nouveau siège digne d’une APC. Pour ces mêmes responsables, cela ne saurait tarder. “Un budget conséquent de 2 milliards 500 millions de centimes nous a été déjà dégagé pour la réalisation de ce projet, et dernièrement nous avons procédé à un choix de terrain pour l’installation de ce siège”, nous dit en substance le P/APC. Sinon, ce dernier nourrit de grandes ambitions pour sa commune, laquelle il est vrai possède de grandes potentialités naturelles non ou insuffisamment exploitées. Sa situation géographique peut constituer déjà une matière de convoitise des investisseurs. Il faut dire que cette commune, et notamment son chef-lieu, sont situés dans un lieu féérique, au pied du mont Tamgout et à quelques encablures seulement de la forêt de Yakouren. Le P/APC a parlé aussi de possibilité de création de carrière d’agrégat. “Il y a aussi l’eau de source qu’on peut mettre en valeur”, dit encore le même responsable. Et d’ajouter : “Il y a plein de choses à faire ici car notre commune est riche. Notre vœu est de faire en sorte qu’au bout de notre mandat, il fera beau vivre ici”.

L’exode, l’autre phénomène

Faire en sorte qu’il fera surtout “bon” de vivre dans cette commune car ce n’est certainement pas en quête d’une quelconque beauté qu’ils ne trouveront d’ailleurs probablement nulle part ailleurs que ses habitants la fuient. En effet, Akerrou a de tout temps vécu avec le phénomène d’exode qui fait que ses enfants sont actuellement éparpillés ça et là à travers tout le pays à la recherche en fait d’une vie décente.

Le dernier recensement a fait état de 4 638 résidents dans la municipalité, alors que, estime M. Maouel, “si l’on rassemble tous les natifs de la commune, on atteindra les 30 000 habitants”. Par rapport déjà au recensement de 1998, Akerrou a enregistré une décroissance en nombre d’habitant puisqu’il y a dix ans elle comptait 5 061 âmes.

Notre région n’a rien à offrir à ses enfants pour les garder, c’est pour cela qu’ils la quitte, ne revenant que pour passer quelques jours de vacances”, explique le P/APC, qui pense qu’il faudra surtout se pencher sur le secteur de la jeunesse, laquelle souffre le martyr du manque de moyen de loisirs dans la mesure où “rien n’a été réalisé dans ce domaine”, estime le maire.

Ce dernier a fait état également d’un déficit en matière d’établissements sanitaires avec seulement 4 salles de soins sur tout le territoire de la commune, distante de près de 20 kilomètres de la ville d’Azazga et d’un peu plus de son chef-lieu de daïra, Azzefoun en l’occurrence.

Cela pour dire que l’hôpital ou le centre de soins le plus proche n’est pas à deux minutes de là. Heureusement, doit-on dire, pour la population locale que le réseau routier de la commune connaîtra dans les tout prochains jours une réfection au prix d’un important projet de revêtement en béton bitumineux. Cela permettra au moins une circulation fluide pour atteindre la RN 71, laquelle connaît aussi un même revêtement, et de là l’une ou l’autre localité.

Akerrou est née d’une erreur administrative

La commune d’Akkerou est née d’une erreur administrative, c’est ce que nous avons appris de son président qui indique que cette appellation n’a rien à voir en vérité avec les spécificités géographiques, encore moins historiques, de la région.

Cette erreur a été commise en 1985 lors du découpage administratif. On a attribué deux communes pour une même contrée dans la région de Mekla, à savoir Aït Khellili et Akerrou qui se trouve juste à côté.
Pour passer cette erreur sous silence, on a décidé alors de créer notre commune, à condition qu’elle garde ce nom qu’on doit en somme au village Akerrou de Mekla”, a expliqué le maire.

Depuis, les autorités locales de cette municipalité ont réclamé le changement de cette dénomination mais en vain. “Ben Flic qui est le nom de notre Aârch est l’appellation qui nous sied le plus”, dit aussi le même P/APC.
______________________________________________________________________
Le 29 juin 2008 - REACTION AU BLOG
______________________________________________________________________

La "Vraie" histoire de la création de la commune d'AKERROU

La mairie d’Akerrou n’est pas vraiment née d’une erreur administrative. Elle a été créée volontairement suite à la demande officielle effectuée par certains de ses habitants auprès des autorités concernées au moment du nouveau découpage communale décidée en 1984. Et, après que cette Mairie fut créée officiellement par décret présidentiel, les « AKERROUIENS » d’origine, ceux d’AIT KHELLILI de MEKLA, n’arrivaient plus à constituer le comité de sages qui garantirait la prise en charge les modalités requises pour la finalisation de l’opération. Ils prétextèrent la proximité de la mairie d’AIT KHELLILI, qui leur suffisait, dirent ils, et puis ils s’étaient rétractés et décidèrent de refuser officiellement auprès des autorités la création d’une Mairie dans leur village. ça parait burlesque mais c’était comme ça.

En réalité ce refus s’explique par cette réticence à l’ouverture vers « l’extérieur » qu’ont certains parmi les villageois. Pour beaucoup, principalement les anciens, plutôt vivre à l’ancienne, renfermé sur eux mêmes avec moins de commodités, que d’accepter que leur village soit élevé au statut de Mairie qui apporterait certes toutes les commodités d’une vie moderne, mais qui en contre partie leur fera « perdre » des parcelles de terrains nécessaires à l’édification des projets et entraînera l’installation des "étrangers" au village. C’est ce même état d'esprit qui avait prévalu dans la commune d’AKERROU d’ATH FLIK et qui fut provoqué par cette prise de décision irréfléchie de construire des logements sociaux en plein centre du village alors qu'il y avait la possibilté de le faire ailleurs à sa périphérie. (Voir: EL WATAN: "Nous voulons garder le cachet villageois de notre hameau" Cet emplacement était plus indiqué pour recevoir un équipement de base comme un centre de santé, un siège de banque... ou tout simplement aménagé en placette publique. Cependant le siège de l'APC, considéré comme le centre névralgique de la ville, a idéalement sa place au milieu du village; ce qui, cependant, n'est pas une fin en soi car pouvant être également construit ailleurs si ce sera nécessaire.(EL WATAN-Le développement en suspens) Pour toutes ces raisons, la commune d'AKERROU de la daira d'AZEFFOUN se retrouve, vingt quatre ans après sa création, à la traîne, sans siège d’APC digne de ce nom, et loin derrière toutes les autres communes, alors qu’elle aurait pu être une commune exemplaire eu égards à ses énormes potentialités de développement.

Du temps précieux avait été lamentablement perdu…mais l’équipe actuelle d’élus, issue des dernières élections communales du 29 novembre 2007, à sa tête le Maire Mohamed LAOUEL, semble être animée d’une réelle volonté d’hisser TIFRIT le chef lieu de la commune au statut d'une moderne ville dotée de toutes les infrastructures nécessaires (un nouveau siège APC, centre de santé, un nouveau CEM, un CFPA, un lycée, un stade communal, aménagement des rues et trottoirs, éclairage publique...), et de rendre toute la région comme un endroit recherché où il fera bon vivre. Une vraie avalanche de Budgets est en train de "s'abattre" sur la commune, et les projets d'équipements ou économiques, touristiques, environnementaux, sportifs... n'en manquent pas, pourvu que tout le monde "joue" le jeu pour que tous ces projets aboutissent, InchaAllah.

Bref, les autorités « wilayales » allaient entreprendre les démarches nécessaires pour l’annulation pure et simple de cette Mairie d’AKERROU d’AIT KHELLILI quand une délégation des ATHFLIKOIS, constituée de membres représentatifs de chaque village, conduits par feu SEDOUD Omar le futur Maire, se présenta au bon moment chez Monsieur le Wali de TIZI OUZOU qui s’empressa avec grand plaisir, connaissant parfaitement la région pour y avoir fait une visite officielle une année auparavant en 1983, non pour passer cette erreur sous silence comme dit à tort par le Maire: M.MAOUEL Mohamed, mais pour leur attribuer avec plaisir cette mairie, qu'ils mériteraient bien, telle quelle avec son nom d’origine, parce qu’il lui était impossible de leur en créer une autre à cause du dépassement du délai des recours auprès des plus hautes instances étatiques.

On doit bien notre commune d’AKERROU, sis à Tifrit Nait El Hadj de la daira d’AZEFFOUN, au village d’AKERROU de la daira de MEKLA, et c’était une aubaine, un « Mektoub » favorable et inespéré que nos « anciens » avaient provoqué et pour lequel on en remercie le bon Dieu. Notre commune pourrait très bien porter le nom du village d’origine du chef lieu de la commune d'AKERROU ou celui de son Aarch au nom de BENI FLIK ou ATHFLIK ou AIT FLIK (Voir transcription exacte sur). Les comités de village sont les mieux indiqués pour ce choix de nom à donner définitivement à notre commune et en finir ainsi avec cette confusion entre les deux villages portant le nom d'AKERROU... et ce ne sera comme ça que justice de rendre à Cesar, soit à AKERROU d'Ait Khellili, ce qui lui appartient, c'est à dire ce nom d'AKERROU qui, historiquement, est à lui (village) seul.

Les commentaires sont fermés.