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DC de TASSINE Tassadit la Centenaire du village de TIGROURINE le 19-01-2008

Voilà 12 ans !

Il s’agit de mme veuve Tassadit (née RENOU) TASSINE. épouse de feu le regretté El hadj Said, plus connu surtout sous le surnom de El Hadj « ERROUJI » décédé, lui, à l’âge de 87 ans en 1991.
Que Dieu l’accueille en son vaste paradis ! inchallah !

L’image contient peut-être : ciel, montagne, plein air et nature

27  Le décès de la centenaire du village de TIGROURINE en 2008 

Une semaine après l’enterrement du moudjahed Amar SALHI le vendredi 9 janvier 2008 à TIGROURINE dans la commune d’AKERROU – daira d’AZEFFOUN à l’âge de 71 ans, le destin a décidé de faire vivre aux habitants du village une autre dure épreuve.

Ainsi Dieu a choisi le jour du samedi 19 janvier 2008 (lendemain de l’Achoura 2008) pour rappeler définitivement, à lui, la doyenne et centenaire du village de TIGROURINE, âgée d’un peu plus de 99 ans (elle est née en 1909).

Mme Tassadit TASSINE est la mère de deux filles (F…et la regrettée O…) et d’Ali, de Boudjemaa, d’Ahmed, de Mohand… filles et fils du regretté Elhadj « ERROUJI ».

C’était aussi la mère à « AWEDHIH », son fils aîné, du village d’EL KRAR, comme Cheikh Amar de TIGOUNATINE, lors de son oraison funèbre au domicile mortuaire, l’avait fait connaître à l’assistance dont beaucoup parmi les jeunes et les étrangers l’ignoraient.

Elle était originaire d’EL KRAR et issue de la famille d’El hadj AMARA.

Sa mère, ZINEB, fut également une doyenne, une doyenne centenaire de tout AIT FLIK, et, peut être même, de toute l’ALGERIE, si à cette époque existait un fichier national de relevé statistique qui l’aurait porté à la connaissance du public.

Elle décéda à la fin des années 1970 à l’âge de 110 ans ou plus, comme les plus anciens l’affirment avec conviction, suivie quelques années par sa fille aînée, également décédée à un âge très avancé, proche du centenaire.

Mme TACINE T. a été grand-mère et arrière grand-mère à de nombreux descendants.

Parmi ces derniers, tous ces petits fils étaient là pour l’accompagner à sa dernière demeure.

Certains d’eux étaient venus en urgence de très loin, de PARIS ou de régions éloignées d’ALGERIE où ils travaillent. Ils tenaient tous à lui rendre le dernier Adieu.

A voir tous leurs yeux rougis par les pleurs et leurs mines abattues, on devine aisément qu’elle fut exceptionnelle et admirable pour eux.

Elle avait su se faire aimer de tous ses enfants, petits fils et filles.

Les visages endeuillés des Hocine, Hamid, Salem, Mouloud, Amar, Samir, Youcef, Smail, madjid, Rachid… montraient qu’ils aimaient vraiment leur grand mère d’un amour profond et sincère… C’est tout à son honneur d’avoir su se faire ainsi aimer de tous.

En ce jour ensoleillé du dimanche 20 janvier 2008

La foule était nombreuse à l’accompagner à sa dernière demeure.

Ils étaient venus de partout, compatir à la douleur de « ceux » leurs amis ou ceux leurs famille des villages de TIGROURINE - El KRAR, et « prendre » à l’occasion un peu de « baraka » d’une centenaire qui vécut durant sa longue vie bien des épreuves et « traversa » bien des époques…

Elle est la dernière d’une famille (entre parents et frères et sœurs) à grande longévité.

Elle a vu ses frères et sœurs disparaître définitivement l’un(e) après l’autre, tous (tes) à des âges très avancés.

Il y eut d'abord "khalti" Fatma au début des années 1980, suivi des hadj Said « ahadadh » mon grand'père maternelle en 1991, puis da-Amar « ahadadh » à la fin des années 1990 et El hadja « Ouqari » en 2001, tous (tes) à l’approche du centenaire. Allah yerhemhoum!

Malheureusement, elle vécut douloureusement aussi la disparition par maladie d’une de ses filles, à un âge précoce, qui laissa derrière elle une famille nombreuse, composée d’enfants en bas âge, durant le début des années 1980, et également un petit fils, le regretté MHENNA, qui disparut en pleine adolescence à ALGER, quelques mois après l’accomplissement de son service militaire, victime du terrorisme …

Pieuse qu’elle a toujours été, elle accepta dignement ce cruel destin en ne montrant extérieurement aucun signe d'abattement, mais personne n'ignore qu’elle en avait beaucoup souffert intérieurement.

Elle ne connut pas que des moments de douleurs, car elle y eut le privilège de vivre des moments de bonheur en assistant, entre autres événements, à la naissance d'arrières petits fils ou filles.

Elle part avec la grande la satisfaction de laisser derrière elle toute sa grande famille à un rang social convenable. Enfin de compte, elle partit en possession de toutes ses facultés morales, comblée et sans souffrance.

Les gens venus nombreux de tous les villages pour assister aux obsèques comme c’est de coutume à chaque enterrement dans les villages de la région, ignoraient pour beaucoup d'entre eux l'identité de la défunte.

Et quand, suite à leur demande de présenter leurs condoléances à la famille concernée, on leur présentait les fils de la défunte, ils écarquillaient des yeux et s'étonnaient que d'aussi vieux gens, septuagénaires ou octogénaire, possédaient encore une mère vivante jusqu'à ce jour tragique de sa disparition. Ils ne s'empêchaient machinalement tous de laisser apparaître sur leurs visages un léger sourire plein d'envie.

La disparition de Mme TACINE Tassadit en tant que doyenne et centenaire c’est tout un pan de la « mémoire » du village qui s’écroule à jamais.

A 12h30, le cortège funèbre démarra de sa maison de LEMAASRA à la limite supérieur du village où commence celle du village d’EL KRAR (seule la route les sépare) tout de suite après la brève oraison prononcée par Cheikh Amar ACHABOU du village de TIGOUNATINE qui décida, fatigué qu’il était, de ne pas se rendre au cimetière, éloigné d’environ sept cent mètre d’ici. Égal à lui-même son oraison fut un modèle du genre. Elle fut brève, mais résumait bien la vie de la défunte au milieu des siens.

Au cimetière, la prière du mort « salat el djanaza » et l’oraison finale fut prononcée par Cheikh TAHAR du village d’IAACHOUBA de la commune d’AZEFFOUN.

C’est ce même Cheikh qui avait eu l’honneur d’être choisi pour prononcer en 2003 le discours d’inauguration de la mosquée du village de TIGROURINE. C’est un Cheikh, bon orateur, qui maîtrise bien son « sujet » en parlant simple et d’une façon très convaincante… Merci, Cheikh TAHAR d’IACHOUVA !

Merci également à tous ceux qui par leur présence à l’enterrement de mme TASSINE Tassadit  (née RENOU), épouse de feu El hadj SAID (errouji) ont compatit à la douleur, en premier lieu, de la famille de la défunte qui perdit par la volonté de Dieu un être très chère, et, en second lieu, de tous les TIGROURINOIS en particulier et les ATH FLIK en général, très peinés de voire disparaître leur symbolique centenaire !

Que Dieu l’accueille en son vaste paradis ! inchallah !

Que tous nos morts reposent en paix ! amine !

Commentaires

  • vous avais un bloge simpa jé ecris mon non par azare est jé trouvais ce bloge merci

  • bonjour,

    C'est Louisa IBAZATENE

    COMMENT VA LA FAMILLE UN BONJOUR A TOUS...

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