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21- EXODE et DENATALITE … Le dépeuplement des villages de la commune d’ AKERROU

Catégories : 07- Notes/Blog

La commune d’ AKERROU et ses voisines du littoral, AZEFFOUN et AIT CHAFAA, présentent de réelles potentialités de développement dans le domaine touristique (balnéaire et climatique avec leurs plages et leurs belles montagnes). Malheureusement, plutôt que de voir leur population augmenter par un apport de l’extérieur (main d’œuvre spécialisée pour les différents projets et réalisations inscrits dans les grandioses et ambitieux programmes de complexes hôteliers, barrage…,« réédités », toujours avec un plus, dans les journaux nationaux à chaque occasion de visite d’officiels à AZEFFOUN, le chef lieu de daira ), est au contraire confrontée au phénomène inverse. La dure et amère réalité est, qu’elle se dépeuple de plus en plus. En premier lieu, à cause du problème de chômage endémique qui fait fuir définitivement tous ceux qui ont la possibilité d’acquérir ou de louer un logement dans les villes où les perspectives de travail existent bien, et en second lieu, qui est lié solidement au premier, c’est aussi à cause du problème de dénatalité aux conséquences bien visibles : des écoles ferment par faute d’élèves. Il y avait d’abord la classe spéciale préscolaire du village d’EL KRAR (ouverte aux 7 villages d’ AIT FLIK) qui ferma définitivement ses portes par faute d’élèves et puis, plus dramatiquement, est arrivé le tour du dispensaire et l’école d’ AGHNI MEZAIENE, qui, à une certaine époque (années 1980), employait jusqu’à quatre enseignants ( Cheihs AKLI, SI AMAR, MEZIANE, HAMID …) encadrant un nombre de plus d’une soixantaine d’élèves, tous âges et toutes classes confondus, des villages d’ AGHNI MEZAIENE, IDJAKDHOUDHENE, AIT BOUSLIMANE et ALMA HLAL.

136fef5dd962ab0c82c5fc85602e314c.jpgLes conséquences de la fermeture de cette école donnent beaucoup à réfléchir, cependant pour les élèves concernés de ces quatre villages enclavés à l’extrémité nord d’ AIT FLIK, c’est la meilleure des bonnes choses qui puissent leur arriver car leurs conditions actuelles de scolarisation dans l’école de TIGOUNATINE, à cinq kilomètres de chez eux, sont de loin meilleurs que celles vécues auparavant dans leur ancienne école qu’ ils étaient obligés de rejoindre à pied, quatre fois par jour en aller et retour sur un itinéraire d’un kilomètre et demi en zone découverte de campagne, exposés aux rigueurs du climats. L’Ecole d’ AGHNI MEZAIENE est située à l’équidistance des quatre villages.

0b2248a15e788e9bbd877e6924c5247b.jpgPour la rentrée scolaire 2007-2008, l’ APC d’ AKERROU avait acquis deux minibus dans le cadre du programme de solidarité nationale qu’elle affecta au ramassage scolaire des élèves inscrits dans le CEM de TIFRIT et des lycées de YAKOURENE – AZAZGA, situés respectivement au sud à 14, 24 et 31 kilomètres des villages les extrêmes au nord d’ AIT FLIK : ALMA HLAL et AGHNI MEZAIENE. De ce fait, l’APC récupéra le camion aménagé, destiné auparavant aux collégiens et lycéens, et l’affecta au ramassage scolaire des écoliers du primaire à partir de leurs villages respectifs. Comme ça, les élèves des quatre villages fréquentant auparavant l’école d’ AGHNI MEZAIENE, ne sont plus obligés de marcher des kilomètres à pieds pour rejoindre leur école. Le camion arrive chaque matin à la même heure chez eux dans leurs propres villages afin de les emmener à l’école de TIGOUNATINE où ils sont admis en demi pension, c'est-à-dire, avec l’assurance d’un repas gratuit à la cantine, donc, non obligés de retourner chez eux à midi. Le retour dans leurs villages se fera de la même manière au soir à la fermeture de l’école. Ce ramassage scolaire d’écoliers concerne aussi les élèves issus des villages confondus d’EL KRAR et de TIGROURINE, situés à un kilomètre de l’école de TIGOUNATINE qui devient ainsi l’ Ecole de tout AIT FLIK. En jours de pluie, de vent, de neige en hivers et de soleil de plomb au printemps, les déplacement à pieds, même sur de petites distances, sont pénibles, de surcroît pour les élèves de première année du primaire qui se trouvent aussi exposés à différents risques tout le long de leur itinéraire sur le bord de la route communale: accidents, agressions pars des animaux… Ce transport d’écoliers du primaire est vraiment le bienvenu en cette rentrée 2007-2008.
Tous les villages d’ AKERROU et des autres communes connaissent ce même problème d’exode qui est devenu à la mode si on ose utiliser ce terme. S’installer en ville, de préférence dans l’ ALGEROIS, en est devenu même une idée fixe pour tous ceux qui, bien servi par le destin, en particulier, les commerçants, les retraités de France et certains émigrés. Eu égards à toutes les difficultés, citées, et à bien d’autres encore comme celle de n’arriver même pas à s’entendre pour construire un siège d’ APC… partir s’installer ailleurs est franchement très légitime.
Les habitants des communes d’ AKERROU, D’AZEFFOUN et d’ AIT CHAFAA attendaient avec un grand espoir la concrétisation des ambitieux et grandioses projets à caractère touristique (complexe hôtelier international à SIDI KHELIFA) et environnementale (barrage sur l’oued YOUSSEF d’ AIT FLIK – SIDI KHELIFA) inscrits dans les programmes de développement nationaux pour la daira d’AZEFFOUN , selon les quotidiens nationaux, EL WATAN plus particulièrement, parce que le journaliste concerné est issu certainement de la région. Ce dernier, « osa » même comparer, à raison, ces projets à un « boom pétrolier» tant il est parmi les mieux placés pour évaluer à leur juste valeur les retombées économiques positives sur les habitants de la région.

L'ESPOIR DE JOURS MEILLEURS POUR LES HABITANTS d'AIT CHAFAA, AZEFFOUN et AKERROU

Un article d' El watan vient de paraître aujourd'hui, le 22 juillet 2006, et confirme le projet de ZET à Sidi Khelifa. Le titre de l'article : Villégiature - Aït chaffa, entre vert et azur - La nature, ce filon d’or.

Coincée entre la commune d’Azeffoun et la wilaya de Béjaïa dont elle est frontalière, la commune d’ Aït Chaffa mérite d’être connue. Elle est destinée à un avenir prometteur grâce à un extraordinaire potentiel touristique qui déjà aiguise les appétits. Elle tire son nom du plus gros village qui abrite le siège de l’APC. Elle regroupe un ensemble de villages verdoyants, perchés à égale distance l’un de l’autre au sommet d’une colline longitudinale d’une dizaine de kilomètres. Une visite à partir des contreforts montagneux d’Akfadou vous fera découvrir Igoujdal, Ichaâlalen, Oulkhou et Ighil Mhand situés en ligne descendante vers les rivages bleus de la mer Méditerranée. C’est cette contrée paradisiaque qui a enfanté Tahar Djaout, Bachir Hadj Ali , Boualem Chaker. Sa richesse en devenir se concentre sur les terrains qui longent le littoral et la RN24. Ils sont officiellement inscrits en projet ZET sur une superficie de 637,5 ha. Une réalisation grandiose avec une série d’hôtels cinq étoiles, un hippodrome, des centres de relaxation et beaucoup d’autres infrastructures qui ne manqueront pas de bouleverser l’état comateux de la région. C’est en quelque sorte l’équivalent du boom pétrolier qui attend les habitants de la commune. Faudrait-il encore que le réalisme prévale auprès des investisseurs afin de ne pas déstabiliser l’assise socioculturelle de la communauté. Pour l’heure, ses attraits sont confinés aux deux plages de Sidi Khelifa, à l’embouchure de l’oued du même nom et Le Petit Paradis en allant vers Beni Ksila. Deux endroits féeriques envahis par une foule considérable d’estivants, en week-end, de passage ou en camping. Le touriste peut à sa guise profiter des caresses du sable doré des plages, d’une piscine naturelle (au Petit-Paradis) entourée de rochers en forme de plongeoirs. Les amoureux de la verdure ne sont pas épargnés par la nature. Ces plages ne sont pas éloignées des luxuriantes surfaces boisées qui terminent le massif de Bounaâmane, ancien QG inexpugnable du colonel Amirouche pendant la guerre de libération. Le repos, les commodités et la sécurité sont assurés par l’intervention des services communaux. Dans ces deux sites touristiques faciles d’accès, le vacancier découvrira des parcs de stationnement, des solariums, des sanitaires aménagés et l’incontournable dispositif de sécurité (Protection civile, gendarmerie, corps médical). Pour le plaisir des yeux, le repos de l’esprit et du corps, une virée à Aït Chaffa vous comblera à coup sûr.
Ahmed Tessa

LE DESESPOIR DES HABITANTS DES COMMUNES D'AIT CHAFAA, AZEFFOUN et AKERROU qui fait fuir

Dans le quotidien, le jeune indépendant du 30 juin 2007, une enquête sociale pour le recencement des familles démunies à travers la wilaya de TIZI OUZOU, classe AIT BOUSLIMANE et KISSOUN, deux villages de la commune d'AKERROU parmi les plus pauvres (ils sont plus que deux en réalité), c'est à dire qui nécessite une aide urgente de l'état... Tizi Ouzou compte au moins 14 poches de pauvreté

Recensement de plus de 150 000 démunis nécessitant une prise en charge urgente
par A. Drifa, Le Jeune Indépendant, 30 juin 2007


La commission, qui a entamé ses travaux en février dernier, avait organisé des rencontres avec les autorités communales pour expliquer les objectifs de l’opération et les critères de base permettant d’identifier les poches de pauvreté.

Les spécialistes prennent ainsi en compte le nombre de familles démunies, la présence d’habitations précaires, l’absence de réseaux d’alimentation en eau potable ou la faiblesse du taux de raccordement, l’assainissement et l’électricité, l’enclavement de la zone et l’inexistence des infrastructures publiques de base à l’exemple des unités de soins et des écoles.

A la fin de l’enquête, 14 poches de pauvreté ont été identifiées dans 9 communes, selon le rapport de la direction de l’action sociale, présenté lors du conseil de wilaya. Ce dernier a révélé que les villages Kissoum et Bouslimane, dans la commune d’Akerrou, sont les plus déshérités avec 100 % de familles pauvres ! Les deux localités, qui comptent une soixantaine de familles, ne disposent pas de réseaux d’assainissement et d’AEP.

Les citoyens vivent majoritairement dans des habitations menacées d’effondrement ou dans des bidonvilles. Dans la commune d’Azeffoun, on a recensé dans le village Ihnouchene 80 familles nécessiteuses sur les 100 qui y résident. Les deux autres poches sont les hameaux Izriouene Houblil et Boubeker dans la commune Aghrib, avec des taux allant de 45 à 70 % en matière de pauvreté.

Il convient de noter également qu’au niveau du village Tizi Mellal à Aït Toudert, qui compte une population d’un millier d’habitants, le rapport note que les besoins pressants se résument en la mise en service de la salle de soins, la réalisation des conduites AEP et d’assainissement ainsi que la prise en charge du volet logement par l’octroi des aides à l’auto-construction.

A Aït Boumehdi, on a recensé le village Tiroual, tandis qu’à Tizi Ghennif, ce sont les localités Thala Mokrane et Ouled Azzi qui souffrent le martyre avec un total de 110 familles déshéritées. Les trois autres poches de pauvreté sont situées dans les villages Thamedhiqth de M’kira ainsi qu’à Ath Slimane et Rabet dans la commune d’Ath Yahia Moussa.

A Thamedhiqth, ce sont 132 familles sur 152 qui nécessitent une prise en charge sur divers plans. La situation n’est pas moins alarmante dans les deux derniers villages précités qui comptent 153 foyers démunis. Maâmar et Snana, rattachés à l’APC de Draâ El-Mizan, révèlent des besoins pressants en matière d’alimentation en gaz et eau potable, de structures pour jeunes, d’équipements de salle de soins et de réalisation d’infrastructures éducatives.

Intervenant au terme de l’exposé, le wali a instruit la commission chargée de l’étude du dossier d’approfondir les enquêtes pour mieux cerner et identifier les poches de pauvreté. Le wali s’est dit être convaincu que beaucoup d’autres villages sont dans des situations lamentables.

La prise en charge doit être précédée par l’identification des besoins, avec la mobilisation des différents acteurs, notamment les directions de wilaya, les chefs de daïra et les P/APC, a-t-il ajouté. Une nouvelle carte sociale des catégories défavorisées Outre les poches de pauvreté, une nouvelle carte sociale de la wilaya a été élaborée.

L’opération, menée de septembre 2006 au 15 mai dernier, a nécessité la mobilisation de la DAS, des daïras, des APC et du mouvement associatif. Au total, ce sont 700 agents qui ont été réquisitionnés pour procéder au recensement.

La nouvelle carte sociale a pour objectif d’identifier les catégories sociales qui nécessitent une prise en charge, à savoir les handicapés, les démunis non assurés, les familles sans revenus, les SDF, les enfants en danger moral, les malades chroniques, les personnes âgées et les femmes veuves ou divorcées sans revenus et sans domicile fixe.

Elle permet également de cerner les besoins de ces franges de la société et d’aider les pouvoirs publics à arrêter les priorités. Les conclusions du recensement font ressortir que Tizi Ouzou compte 24 117 handicapés, 22 053 familles sans revenus, 63 801 démunis non assurés sociaux, 13 262 malades chroniques et 7 144 personnes dans des situations difficiles.

Au total, 150 383 personnes se trouvent dans le besoin et nécessitent une aide, si ce n’est une prise en charge de la part des pouvoirs publics. A. D.

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